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Lot 164Property of an important European collector
NICOLAS-BERNARD LÉPICIÉ (PARIS 1735-1784)
Le zèle de Mathatias
Closed17 November 2023
Estimate
EUR 15,000–25,000
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Specialist note
Nicolas-Bernard Lépicié (1735-1784) avait toujours vécu parmi les artistes ayant grandi dans le logement de fonction donné à son père au Louvre. Son père était graveur académicien, et sa mère, qui avait initié le jeune Lépicié à la pratique artistique, gravait aussi et avait laissé de belles épreuves de Chardin (1699-1779) et Teniers (1610-1690).
Très apprécié pour ses portraits et scènes de genre aux détails soignés, à l’instar du lever d’une gouvernante (Le Lever de Fanchon, Hôtel Sandelin, Saint-Omer), Lépicié rêva de s’élever à la peinture d’histoire. La période portait plus que jamais le genre au pinacle et le peintre élabora parallèlement aux scènes de la vie quotidienne, des scènes jugées plus nobles, tirées de l’Ancien Testament ou de l’histoire antique. Le surintendant des bâtiments du Roi, le marquis d’Angivilliers (1730-1809) souhaitait ranimer par ce biais 'le goût de la vertu et les sentiments patriotiques' (voir S. Join-Lambert, 2008, op. cit., p. 234). Ce dernier commanda au peintre en 1776 quatre peintures devant faire l’objet de reproduction en tapisseries par la manufacture des Gobelins. Notre peinture est préparatoire à la dernière des quatre compositions que livra Lépicié et qu’il présenta au Salon de 1783. Le tableau définitif de format bien supérieur, est actuellement visible au musée des beaux-arts de Tours (no. inv. 1803-1-13). Outre notre esquisse préparatoire, on connait également deux dessins préparatoires conservés au Louvre (no. inv. RF 38709) qui témoignent également de la manière plus spontanée, et de la 'touche argentine' comme disait Cochin (1715-1790), de l'artiste.
Très apprécié pour ses portraits et scènes de genre aux détails soignés, à l’instar du lever d’une gouvernante (Le Lever de Fanchon, Hôtel Sandelin, Saint-Omer), Lépicié rêva de s’élever à la peinture d’histoire. La période portait plus que jamais le genre au pinacle et le peintre élabora parallèlement aux scènes de la vie quotidienne, des scènes jugées plus nobles, tirées de l’Ancien Testament ou de l’histoire antique. Le surintendant des bâtiments du Roi, le marquis d’Angivilliers (1730-1809) souhaitait ranimer par ce biais 'le goût de la vertu et les sentiments patriotiques' (voir S. Join-Lambert, 2008, op. cit., p. 234). Ce dernier commanda au peintre en 1776 quatre peintures devant faire l’objet de reproduction en tapisseries par la manufacture des Gobelins. Notre peinture est préparatoire à la dernière des quatre compositions que livra Lépicié et qu’il présenta au Salon de 1783. Le tableau définitif de format bien supérieur, est actuellement visible au musée des beaux-arts de Tours (no. inv. 1803-1-13). Outre notre esquisse préparatoire, on connait également deux dessins préparatoires conservés au Louvre (no. inv. RF 38709) qui témoignent également de la manière plus spontanée, et de la 'touche argentine' comme disait Cochin (1715-1790), de l'artiste.