NICOLAS-GUY BRENET (PARIS 1728-1792)
Lot 162

NICOLAS-GUY BRENET (PARIS 1728-1792)

Virginius prêt à poignarder sa fille Virginie

Closed17 November 2023

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EUR 12,600

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NICOLAS-GUY BRENET (PARIS 1728-1792)
Virginius prêt à poignarder sa fille Virginie
signé et daté 'Brenet / . 1783 .' (en bas, à droite, sur le rocher)
huile sur toile
81 x 64,8 cm. (31 7⁄8 x 25 ½ in.)

Nicolas-Guy Brenet (1728-1792) ; sa vente, en son logement, Cour du Louvre, escalier de la Colonnade, Paris, 16 avril 1792 et jours suivants, (Mes Folliot & Delalande), lot 2 (comme 'Virginius prêt à poignarder sa fille et lui disant : Voilà le seul moyen de sauver ton honneur & ta vertu ; peint sur toile, de 2 pieds 6 pouces de haut sur 2 pieds de large [81 x 65 cm.]').
Collection particulière, Allemagne, depuis environ 1970.

Specialist note

Nous tenons à remercier Marie Fournier d'avoir confirmé qu'il s'agit du ricordo, anciennement considéré comme perdu (voir M. Fournier, 2023, op. cit. supra), pour le tableau de Virginius prêt à poignarder sa fille présenté au Salon de 1783 et aujourd'hui conservé au musée d'Arts de Nantes (no. inv. 604 [D.872.1.7.P] - dépôt du musée du Louvre, Paris, no. inv. 2855).

L'histoire, telle qu'elle est racontée par Tite-Live (59 ou 64 av. J.-C.-17) (III, 44), est celle du centurion romain Lucius Virginius et de sa fille Virginie. Le décemvir Appius Claudius trouvait Virginie très attirante et, en tant que magistrat, l'a fait passer comme esclave à son ami pour qu'il puisse s'en servir à sa guise. Virginius, apprenant cela, quitta son camp, poignarda sa fille à mort pour l'épargner à Appius et protéger son innocence. Il revint ensuite à son camp avec le poignard ensanglanté et conduisit ses légionnaires jusqu'à Appius pour l'emprisonner. Appius finit ses jours en prison, et le régime décemviral fut aboli.