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Lot 163Property of an important European collector
NICOLAS BERTIN (PARIS 1667-1736)
La Résurrection
Closed17 November 2023
Price Realised
EUR 10,710
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Specialist note
Si la palette aux tons roses pastels, la chevelure laineuse du Christ détachée sur des nuances dorées ramenaient au peintre académicien Nicolas Bertin (1667-1736), l’attribution de notre esquisse est absolument confirmée par sa version finale (et signée) aujourd’hui déposée à l’église Saint-Gildas d’Auray (Bretagne, Morbihan).
Longtemps extrêmement endommagée, agrandie ultérieurement et sous un vernis chancis, la grande peinture du retable de Saint-Gildas (voir T. Lefrançois, Nicolas Bertin (1667-1736), Paris, 1981, p. 116) a été restaurée récemment. Cette restauration bienvenue permet une meilleure comparaison avec notre esquisse, ainsi qu’avec une autre composition préparatoire conservée au musée Carnavalet (no. inv. P1940).
Des différences notables peuvent être observées entre ces deux esquisses. La version Carnavalet présente un Christ tenant une croix (absente de notre composition) et surplombant des soldats moins violemment renversés. Assis contre le tombeau, les soldats de la version Carnavalet sont plus proches de la composition finale de Saint-Gildas. D’autres éléments de la version de Saint-Gildas sont quant à eux plus semblables à notre esquisse, empêchant d’établir une chronologie certaine entre les deux compositions.
Longtemps extrêmement endommagée, agrandie ultérieurement et sous un vernis chancis, la grande peinture du retable de Saint-Gildas (voir T. Lefrançois, Nicolas Bertin (1667-1736), Paris, 1981, p. 116) a été restaurée récemment. Cette restauration bienvenue permet une meilleure comparaison avec notre esquisse, ainsi qu’avec une autre composition préparatoire conservée au musée Carnavalet (no. inv. P1940).
Des différences notables peuvent être observées entre ces deux esquisses. La version Carnavalet présente un Christ tenant une croix (absente de notre composition) et surplombant des soldats moins violemment renversés. Assis contre le tombeau, les soldats de la version Carnavalet sont plus proches de la composition finale de Saint-Gildas. D’autres éléments de la version de Saint-Gildas sont quant à eux plus semblables à notre esquisse, empêchant d’établir une chronologie certaine entre les deux compositions.