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Lot 124Property from a European private collection
ATTRIBUÉ À JACOB VAN OOST L'ANCIEN (1603-1671)
Emmanuel d'Aranda rendant grâce à la Vierge pour sa libération de l'esclavage des barbaresques
Closed16 June 2023
Estimate
EUR 25,000–35,000
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Specialist note
Ce tableau est un rare témoignage visuel des aventures d’Emmanuel d’Aranda (1602-1686), homme de lettre brugeois, d’origine espagnole, qui fut capturé par des corsaires algériens au large de la Bretagne en 1640 alors qu’il rentrait d’Espagne.
Libéré après quasi deux ans de captivité, le gentilhomme publia en 1656 le récit de son incarcération, Relation de la captivité et liberté du sieur Emanuel d'Aranda, jadis esclave à Alger où se trouvent plusieurs particularités de l'Affrique..., y dressant un portrait de la ville d’Algers et de sa population, et y relatant avec précision les conditions difficiles des tâches auxquelles il était contraint, ainsi que sa libération en échange de prisonniers turcs. Rédigé en latin, sa publication connut un succès important, si bien qu’elle fut traduite en français, anglais et néerlandais, et rééditée de nombreuses fois.
Dans ce tableau, Emmanuel d’Aranda rend grâce à la Vierge. Le rivage à l’arrière-plan, ainsi que les fers et les outils figurant en bas à gauche, rappellent la captivité d’Aranda, dont les armes sont visibles dans le coin supérieur gauche de la composition. Si ces éléments nous permettent d’identifier clairement l’iconographie de ce tableau, le contexte de la commande soulève encore certaines interrogations.
Il est fort probable qu’Emmanuel d’Aranda lui-même, rentré à Bruges presqu’immédiatement après sa libération, ait commandé cette œuvre à un artiste local. Le nom de Jacob van Oost l’Ancien (1603-1671) fut suggérée par Till-Holger Borchert sur base d’un examen photographique lors de son dernier passage en vente en 2013.
Libéré après quasi deux ans de captivité, le gentilhomme publia en 1656 le récit de son incarcération, Relation de la captivité et liberté du sieur Emanuel d'Aranda, jadis esclave à Alger où se trouvent plusieurs particularités de l'Affrique..., y dressant un portrait de la ville d’Algers et de sa population, et y relatant avec précision les conditions difficiles des tâches auxquelles il était contraint, ainsi que sa libération en échange de prisonniers turcs. Rédigé en latin, sa publication connut un succès important, si bien qu’elle fut traduite en français, anglais et néerlandais, et rééditée de nombreuses fois.
Dans ce tableau, Emmanuel d’Aranda rend grâce à la Vierge. Le rivage à l’arrière-plan, ainsi que les fers et les outils figurant en bas à gauche, rappellent la captivité d’Aranda, dont les armes sont visibles dans le coin supérieur gauche de la composition. Si ces éléments nous permettent d’identifier clairement l’iconographie de ce tableau, le contexte de la commande soulève encore certaines interrogations.
Il est fort probable qu’Emmanuel d’Aranda lui-même, rentré à Bruges presqu’immédiatement après sa libération, ait commandé cette œuvre à un artiste local. Le nom de Jacob van Oost l’Ancien (1603-1671) fut suggérée par Till-Holger Borchert sur base d’un examen photographique lors de son dernier passage en vente en 2013.