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Lot 83|VISIBLE A HELENE BAILLY GALLERY
Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Pommes dans un plat et panier
Closed8 October 2020
Estimate
EUR 150,000–250,000
More Information
Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Pommes dans un plat et panier
monogrammé (en haut à droite)
huile sur toile
18.5 x 32.2 cm.
Peint vers 1880
signed with the monogram (upper right)
oil on canvas
7 ¼ x 12 ¾ in.
Painted circa 1880
Pommes dans un plat et panier
monogrammé (en haut à droite)
huile sur toile
18.5 x 32.2 cm.
Peint vers 1880
signed with the monogram (upper right)
oil on canvas
7 ¼ x 12 ¾ in.
Painted circa 1880
Pierre-Auguste Renoir (1841-1919)
Pommes dans un plat et panier
monogrammé (en haut à droite)
huile sur toile
18.5 x 32.2 cm.
Peint vers 1880
signed with the monogram (upper right)
oil on canvas
7 ¼ x 12 ¾ in.
Painted circa 1880
Pommes dans un plat et panier
monogrammé (en haut à droite)
huile sur toile
18.5 x 32.2 cm.
Peint vers 1880
signed with the monogram (upper right)
oil on canvas
7 ¼ x 12 ¾ in.
Painted circa 1880
Durand-Ruel, Paris (acquis auprès de l'artiste le 15 octobre 1901).
Thérèse de Montfort, France (par descendance).
Galerie Rousso, Paris.
Pierre Rousso, Cannes.
Collection particulière, France (par descendance).
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel.
Thérèse de Montfort, France (par descendance).
Galerie Rousso, Paris.
Pierre Rousso, Cannes.
Collection particulière, France (par descendance).
Acquis auprès de celle-ci par le propriétaire actuel.
New York, Durand-Ruel Galleries, Exhibition of Recently Imported Works by Renoir, avril 1919, no. 4.
Contrairement à ses contemporains Claude Monet, Alfred Sisley ou encore Frédéric Bazille, aux premières heures de sa carrière Renoir ne voue que peu d'intérêt à la nature morte. À partir du début des années 1880, elle occupera toutefois une place de plus en plus importante dans sa production. S'il compte parmi les impressionnistes les plus «académiques» – à l'instar de Paul Cézanne, autre adepte de la nature morte – Renoir est essentiellement reconnu pour ses représentations de sujets féminins. Il incite pourtant la nièce d’Édouard Manet, Julie, à brosser des objets inanimés « pour qu'[elle] apprenne à peindre rapidement » (cité in J. Manet, Journal, 1893-1899, Paris, n.d., p.190) et les nombreuses natures mortes, souvent élaborées et ambitieuses, que Renoir réalise tout au long de sa vie attestent son attachement constant au genre. C'est à travers ces compositions qu'il mène certaines de ses recherches les plus approfondies autour de la couleur, de la lumière et de leurs effets sur les objets et les surfaces. L'artiste a d'ailleurs confié à son ami peintre et biographe Albert André que c'était lorsqu'il concevait des petits formats comme cette toile-ci qu'il «se donnait tout entier, qu'il prenait tous les risques» (A. André, Renoir, Paris, 1928, p.49).
Comme pour Cézanne, les maîtres français du XVIIIe siècle exercèrent une grande influence sur Renoir. Si ses figures lorgnent vers Antoine Watteau ou François Boucher, ses natures mortes, quant à elles, s'inspirent de la vision toute particulière de Jean-Baptiste-Siméon Chardin. Cette remarque de Charles Sterling au sujet du dialogue visuel entre Chardin et Renoir pourrait notamment s'appliquer au présent tableau: «Nourri par les traditions de la peinture française du XVIIIe siècle, Renoir […] perpétue la sereine simplicité de Chardin. Des ombres pâles, légères comme un souffle, ondoient délicatement sur l'émail périssable d'un fruit mûr. Renoir conjugue discrétion extrême et richesse extrême ; sa débordante densité semble constituée d'air de couleur. Il emploie un langage lyrique inconnu jusqu'ici des natures mortes, même celles de Chardin» (cité in Still Life in Painting from Antiquity to the Present Time, Paris, 1959, p. 100).
Unlike his contemporaries Claude Monet, Alfred Sisley and Frédéric Bazille, Renoir showed little interest in painting still-lifes at the beginning of his career. From the early 1880s onwards, however, still-life painting began to occupy an increasing position of importance in his output. Among the most “academic” of the Impressionists--along with Paul Cézanne, another devotee of the still-life motif—Renoir is frequently remembered for his depictions of the female figure. Although he exhorted Edouard Manet's niece Julie to paint still-lifes "in order to teach yourself to paint quickly" (quoted in J. Manet, Journal, 1893-1899, Paris, n.d., p. 190), the numerous works, often elaborate and ambitious, which Renoir executed in this genre over the course of his career attest to his sustained interest in still-life as an end in itself. It was in these compositions that he pursued some of his most probing investigations of the effects of light and color on objects and surfaces. Renoir told his biographer and fellow artist, Albert André, that it was in his small scale still-lifes such as the present work that "he put the whole of himself, that he took every risk" (A. André, Renoir, Paris, 1928, p. 49).
As with Cézanne, the masters of French eighteenth century painting exerted great influence on Renoir. While his figurative works looked towards Antoine Watteau and François Boucher, his still-lifes found their inspiration in Jean-Baptiste-Siméon Chardin's unique vision. Discussing Renoir's pictorial dialogue with Chardin, Charles Sterling's statement of Renoir's achievement in still-life could well describe the present painting: "nurtured on the traditions of eighteenth century French painting, Renoir...carried on the serene simplicity of Chardin. Pale shadows, light as a breath of air, faintly ripple across the perishable jewel of a ripe fruit. Renoir reconciles extreme discretion with extreme richness, and his full-bodied density is made up, it would seem, of colored air. This is a lyrical idiom hitherto unknown in still life, even in those of Chardin" (quoted in Still Life in Painting from Antiquity to the Present Time, Paris, 1959, p. 100).
Comme pour Cézanne, les maîtres français du XVIIIe siècle exercèrent une grande influence sur Renoir. Si ses figures lorgnent vers Antoine Watteau ou François Boucher, ses natures mortes, quant à elles, s'inspirent de la vision toute particulière de Jean-Baptiste-Siméon Chardin. Cette remarque de Charles Sterling au sujet du dialogue visuel entre Chardin et Renoir pourrait notamment s'appliquer au présent tableau: «Nourri par les traditions de la peinture française du XVIIIe siècle, Renoir […] perpétue la sereine simplicité de Chardin. Des ombres pâles, légères comme un souffle, ondoient délicatement sur l'émail périssable d'un fruit mûr. Renoir conjugue discrétion extrême et richesse extrême ; sa débordante densité semble constituée d'air de couleur. Il emploie un langage lyrique inconnu jusqu'ici des natures mortes, même celles de Chardin» (cité in Still Life in Painting from Antiquity to the Present Time, Paris, 1959, p. 100).
Unlike his contemporaries Claude Monet, Alfred Sisley and Frédéric Bazille, Renoir showed little interest in painting still-lifes at the beginning of his career. From the early 1880s onwards, however, still-life painting began to occupy an increasing position of importance in his output. Among the most “academic” of the Impressionists--along with Paul Cézanne, another devotee of the still-life motif—Renoir is frequently remembered for his depictions of the female figure. Although he exhorted Edouard Manet's niece Julie to paint still-lifes "in order to teach yourself to paint quickly" (quoted in J. Manet, Journal, 1893-1899, Paris, n.d., p. 190), the numerous works, often elaborate and ambitious, which Renoir executed in this genre over the course of his career attest to his sustained interest in still-life as an end in itself. It was in these compositions that he pursued some of his most probing investigations of the effects of light and color on objects and surfaces. Renoir told his biographer and fellow artist, Albert André, that it was in his small scale still-lifes such as the present work that "he put the whole of himself, that he took every risk" (A. André, Renoir, Paris, 1928, p. 49).
As with Cézanne, the masters of French eighteenth century painting exerted great influence on Renoir. While his figurative works looked towards Antoine Watteau and François Boucher, his still-lifes found their inspiration in Jean-Baptiste-Siméon Chardin's unique vision. Discussing Renoir's pictorial dialogue with Chardin, Charles Sterling's statement of Renoir's achievement in still-life could well describe the present painting: "nurtured on the traditions of eighteenth century French painting, Renoir...carried on the serene simplicity of Chardin. Pale shadows, light as a breath of air, faintly ripple across the perishable jewel of a ripe fruit. Renoir reconciles extreme discretion with extreme richness, and his full-bodied density is made up, it would seem, of colored air. This is a lyrical idiom hitherto unknown in still life, even in those of Chardin" (quoted in Still Life in Painting from Antiquity to the Present Time, Paris, 1959, p. 100).
This Lot is Withdrawn.
Specialist note
Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné en ligne de l'œuvre de Pierre-Auguste Renoir actuellement en préparation par le Wildenstein Plattner Institute.
L’œuvre sera incluse dans le 2ème supplément du Catalogue Raisonné des Tableaux, Pastels, Dessins et Aquarelles de Pierre-Auguste Renoir, en préparation par Guy-Patrice et Floriane Dauberville.
L’œuvre sera incluse dans le 2ème supplément du Catalogue Raisonné des Tableaux, Pastels, Dessins et Aquarelles de Pierre-Auguste Renoir, en préparation par Guy-Patrice et Floriane Dauberville.