GUSTAVE DORÉ (STRASBOURG 1832-1883 PARIS)
GUSTAVE DORÉ (STRASBOURG 1832-1883 PARIS)
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GUSTAVE DORÉ (STRASBOURG 1832-1883 PARIS)

La bonne aventure au Sacro-Monte

细节
GUSTAVE DORÉ (STRASBOURG 1832-1883 PARIS)
La bonne aventure au Sacro-Monte
signé 'Gve Doré' (en bas, à gauche)
huile sur toile, sur sa toile d'origine
141,5 x 196,5 cm (55 11/16 x 77 1/3 in.)
来源
Vente anonyme, Bukowskis, Stockholm, 25 mai 1994, lot 326 (comme 'Gustave Doré').
Collection particulière, en 1994 (selon le certificat d'authenticité rédigé par Philippe Heim en date du 25 octobre 1994).
Chez Galerie Jean-François Heim, Paris, en 1995 (selon le catalogue d'exposition de 1995, op. cit. infra).
Collection particulière italienne.
展览
Maastricht, MECCC, The European Fine Art Fair, 11-19 mars 1995.
更多详情
GUSTAVE DORÉ (1832-1883), FORTUNE-TELLING AT SACRO-MONTE, OIL ON CANVAS, UNLINED, SIGNED

‘For a long time my old friend Doré had been telling me about his desire to see Spain' (C. Davilliers, L'Espagne, Paris, 1874, p. 1). This opening remark by Baron Davilliers (1823-1883) introduces the account of a trip to the Iberian Peninsula undertaken by Gustave Doré (1882-1883) and his long-time friend in 1861. This trip was an opportunity for the artist to combine the exoticism of Hispanic culture, in vogue until the mid-nineteenth century, with his dreamlike style. The sketches collected on this occasion were preliminary sketches for the illustrations for Don Quixote, published shortly after their return to France. Capturing the different cultural aspects he observed, Gustave Doré reworked his illustrations on his return to Paris (Doré. L'imaginaire au pouvoir, [cat. exp.], Paris ; Montréal, 2014, p. 129).

La bonne aventure au Sacro-Monte was inspired by brief sojourn in Granada, in the Sacromonte district overlooking the city, where the two travellers discovered the local gypsy community. This episode enabled the artist to illustrate the customs and troglodyte dwellings of the Spanish gypsies, drawing on the fantastical representations that were so dear to him. In this composition, Gustave Doré seems to pause time through his use of light, each character appears frozen in the half-light, suspended by the quasi-magnetic revelation of the soothsayer. The painter also reinforces the cultural opposition between the city's communities through the use of bright reds and light tones that emphasise the rags worn by the gypsies, while the city's señoras are draped in heavy, dark lace dresses. The painter seems to have reworked this subject several times on his return, as evidenced by several drawings each with slightly different compositions. One sketch, dated 1865, depicts the central part of the present painting (Doré. L'imaginaire au pouvoir, [cat. exp.], Paris ; Montréal, 2014, p. 125, fig. 107). Our work can be compared with a drawing of similar composition, engraved by Fournier for the serial published in 1864 (E. Charton, Le tour du monde. Nouveau journal des voyages, Paris-Londres-Leipzig, 1864, p. 407) and reproduced in the 1874 work (C. Davilliers, 1874, op. cit., p. 213).

We would like to thank Dan Malan, expert in Gustave Doré, for his assistance.
拍场告示
Nous tenons à signaler que ce tableau est sur sa toile d'origine.

Please note that this painting is unlined.

荣誉呈献

Olivia Ghosh
Olivia Ghosh Associate Specialist

拍品专文

'Depuis longtemps mon vieil ami Doré me parlait de son désir de voir l’Espagne' (C. Davilliers, L’Espagne, Paris, 1874, p. 1). Cette remarque liminaire du baron Davilliers (1823-1883) introduisait le récit d’un périple dans la péninsule ibérique qu’entreprirent Gustave Doré (1882-1883) et son ami de longue date, en 1861. Toutefois, ce voyage fût l’occasion pour l’artiste de combiner l’exotisme entourant la culture hispanique, toujours en vogue jusqu’au milieu du XIXe siècle, avec son style onirique. Les croquis rassemblés à cette occasion, préfigurent les illustrations de Don Quichotte, parus peu de temps après leur retour en France. Capturant différents aspects culturels qu’il observa, Gustave Doré retravailla ses illustrations à son retour à Paris (Doré. L'imaginaire au pouvoir, [cat. exp.], Paris ; Montréal, 2014, p. 129).

La bonne aventure au Sacro-Monte est ainsi tirée d’une étape à Grenade, dans le quartier du Sacromonte surplombant la ville, où les deux voyageurs découvrirent la communauté tsigane locale. Cet épisode permet à l’artiste d’illustrer les mœurs et l’habitat troglodyte des gitanos espagnols en puisant dans les représentations fantastiques qui lui sont chères. Dans cette composition, Gustave Doré interrompt le temps grâce à un effet de lumière dirigée, alors que chaque personnage paraît figé dans la pénombre, suspendu à la révélation presque magnétique d’une clairvoyante. Le peintre renforce aussi l’opposition culturelle des communautés de la ville grâce à l’utilisation de rouges vifs, et de tons clairs soulignant les guenilles des tziganes, alors que les señoras de la ville sont drapées dans de lourdes toilettes sombres en dentelles. L’illustrateur semble avoir retravaillé à plusieurs reprise ce sujet à son retour, comme l’attestent plusieurs dessins avec des compositions différentes. Une esquisse, datée de 1865, reprend la partie centrale de notre sujet (Doré. L'imaginaire au pouvoir, [cat. exp.], Paris ; Montréal, 2014, p. 125, fig. 107). Notre tableau quant à lui est à rapprocher d’un dessin à la composition similaire, gravé par Fournier pour le feuilleton paru en 1864 (E. Charton, Le tour du monde. Nouveau journal des voyages, Paris-Londres-Leipzig, 1864, p. 407) et repris dans l’ouvrage de 1874 (C. Davilliers, 1874, op. cit., p. 213).

Nous tenons à remercier Dan Malan, l'expert du peintre, pour son assistance.

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