ALEXANDRE-FRANÇOIS DESPORTES (CHAMPIGNEULLE 1661-1743 PARIS)
Lot 205 PROVENANT DE LA COLLECTION DE CAROLINE GAYNOR, LADY LEGGATT (1938-2021)

ALEXANDRE-FRANÇOIS DESPORTES (CHAMPIGNEULLE 1661-1743 PARIS)

Satyres et chèvre, à l'imitation de bas-relief d'après Gérard van Opstal (1594-1668)

Closed18 May 2022

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EUR 50,400

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ALEXANDRE-FRANÇOIS DESPORTES (CHAMPIGNEULLE 1661-1743 PARIS)
Satyres et chèvre, à l'imitation de bas-relief d'après Gérard van Opstal (1594-1668)
signé et daté 'Desportes / 1740' (en bas, à droite)
huile sur toile
41 x 63,8 cm (16 1⁄8 x 25 1⁄8 in.)

Collection des comtes de Warwick, château de Warwick, Grande-Bretagne ; puis par descendance à Charles Guy Fulke Greville, 7e comte de Warwick, 7e comte Brooke (1911-1984), château de Warwick, Grande-Bretagne.
Vente Christie's [The Trustees of the Warwick Castle Resettlement], Londres, 21 juin 1968, lot 59 (comme 'Claude François Desportes' et incorrectement catalogué comme 'daté 1766').
Collection Sir Hugh Leggatt (1925-2014), Grande-Bretagne ; puis par descendance à son épouse, Caroline Gaynor, Lady Leggatt (1938-2021), Grande-Bretagne.

Specialist note

Cette imitation de bas-relief semble détonner dans l’œuvre d’Alexandre-François Desportes (1661-1743), peintre traditionnellement associé aux natures mortes et aux scènes de chasse. Il n’en est pourtant pas ici à sa première tentative : le peintre s’est déjà illustré dans ce genre lors des Salons de 1725 et de 1737 (G. de Lastic, P. Jacky, Desportes. Catalogue raisonné, p. 228, n°P 681 et P 774) et son œuvre de nature morte reprend à diverses reprises des éléments de bas-relief, tels que Nature morte au pot à oille, bas-relief, aiguière et violon (Mulhouse, musée des beaux-arts, inv. D.73.1.19) et Nature morte au gibier, fruits et instruments de musique (Gien, musée international de la chasse, inv. D 53 23 29 ; S 2).

Le peintre s’adonne ici à la copie d’un bas-relief exécuté par Gérard van Opstal (1594-1668), sculpteur flamand dans l’influence de Duquesnoy (1597-1643) dont les sujets mythologiques, déjà très appréciés du temps de ses contemporains, continue de séduire au XVIIe siècle. Provenant des collections royales, il donne à voir un satyre accompagné de trois enfants, dont deux jeunes satyres, s’amusant avec une chèvre. C’est d’ailleurs ce même relief que présentera Chardin (1699-1779), près de trente ans plus tard, au Salon de 1769 (P. Rosenberg, Chardin, [cat. exp.], Paris, Grand Palais, 1979, p. 357, n°132).

Il est possible que notre œuvre soit celle exposée au Salon de 1740 (G. de Lastic, P. Jacky, Desportes. Catalogue raisonné, p. 228, n°P 819). L’absence de dimensions précises dans le livret de Salon, ainsi que la description sommaire, ne permettent néanmoins pas aujourd’hui de l’affirmer.