WILLEM VAN HERP L'ANCIEN (ANVERS 1614-1677)
Lot 120

WILLEM VAN HERP L'ANCIEN (ANVERS 1614-1677)

Moïse enfant foulant aux pieds la couronne de Pharaon

Closed17 November 2023

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EUR 15,000–20,000

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WILLEM VAN HERP L'ANCIEN (ANVERS 1614-1677)
Moïse enfant foulant aux pieds la couronne de Pharaon
inscrit '81876' (en bas, à droite)
porte une étiquette 'MINISTERIO DE EDUCACIÓN NACIONAL / Servicio de Defensa del Patrimonio Artístico Nacional / DEPOSITO de M° de Pedralbes / N.° [champ laissé vide] / FECHA DE ENTRADA 25-11-39 / PROCEDENCIA Pza. Ferreras 20 / DESCRIPCIÓN [champ laissé vide] / DIMENSIONES [champ laissé vide] / OBSERVACIONES C. Dominguez / PROPIEDAD DE [champ laissé vide]' (au revers)
huile sur toile
84 x 120 cm. (33 1⁄16 x 47 ¼ in.)

Mis en dépôt par Carlos Domínguez de la Fuente (Servicio de Defensa del Patrimonio Artístico Nacional (Sdpan)) au monastère de Pedralbes, Barcelone, le 25 février 1939.
Collection particulière, Espagne, depuis les années 1970.
Sala Parès, Barcelone, en janvier 1987 (no. inv. 7810 - comme 'école de Rubens') (selon une étiquette au revers du châssis).
Collection particulière, Espagne ; acquis auprès de celle-ci par une collection particulière, Espagne, en 2023.

Specialist note

Le sujet de ce tableau, l’enfant Moïse foulant aux pieds la couronne de Pharaon, provient des Antiquités judaïques de l’historiographe Flavius Josèphe (vers 37/38-vers 100), œuvre destinée à faire connaître l’histoire du peuple juif aux Gréco-Romains. Nous devons cependant à l’exégèse médiévale l'interprétation religieuse du sujet en regard des textes bibliques. Le Speculum humanae salvationis, ouvrage latin anonyme du XIVe siècle basé sur la typologie biblique – c’est-à-dire l’association et la confrontation des passages du Nouveau et de l’Ancien Testament ainsi que, dans notre cas, des Apocryphes chrétiens –, constituant l’une des œuvres les plus diffusées dans l’Europe médiévale, présente cet épisode de la jeunesse de Moïse comme le type de la chute des idoles lors de la Fuite en Égypte. Le jeune Moïse, méprisant la couronne de Pharaon, préfigure le mépris du Christ pour les puissances du siècle. On retrouve dans cette interprétation la symbolique des couronnes ‘incorruptible’ et ‘corruptible’ abordée dans les épîtres de Paul (1 Cor, 9, 25).

Une autre version de cette composition est conservée dans la collection Epiarte à Barcelone (no. inv. 220). Il convient de noter qu’un dessin à la sanguine préparatoire à cette composition est passé sur le marché de l’art anglais en 1996 (Phillips, Son & Neale, Londres, 11 décembre 1996, lot 84 - RKD-Nederlands Instituut voor Kunstgeschiedenis, nos. inv. 31571 et 294914). Il est aujourd'hui conservé dans une collection particulière anversoise (voir J. Sanzsalazar, 2020, op. cit., pp. 69-70).