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Lot 114Ce lot a été consigné par la maison de ventes Marambat-de Malafosse à Toulouse en qualité de mandataire du propriétaire
MARIN LE BOURGEOYS (LISIEUX VERS 1550-1634)
Portrait présumé d'Antoine-Arnaud de Pardaillan, seigneur de Gondrin, marquis de Montespan
Closed17 November 2023
Price Realised
EUR 12,600
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Specialist note
Quel curieux personnage fut Marin Le Bourgeoys (vers1550-1634) ! Artiste, inventeur d’objets luxueux, horloger, facteur d’armes, il semblait incarner le savant humaniste que la Renaissance produisait au sein des milieux cultivés. On lui confère (avec ses frères) l’invention de la platine à silex, révolutionnant la technique des armes à feu pour près de deux cents ans. Ces talents originaux lui attirèrent les grâces d’un souverain non moins sémillant (tout autant que belliqueux) Henri IV (1553-1610).
Le Roi fut aussi séduit par ses talents de peintre et son habileté à rendre avec attention les batailles comme les attributs guerriers qu’il arborait. On connaît un portrait équestre du premier roi Bourbon (Henri IV devant le siège d’une ville, musée de l’armée - Invalides, Paris, no. inv. 2010.26.1) dont les similarités de composition, pose et manière permettent d’attribuer notre présent portrait à l’artiste.
Une mention dans le mémoire de recherches de Vladimir Nestorov fait référence à une série de peintures peintes par Le Bourgeoys ayant été donnée à la famille de Montespan et amenée au château de Clagny (voir V. Nestorov, Nicolas Baullery (vers 1560 - 1630), enquête sur un peintre parisien à l’aube du Grand Siècle, mémoire de recherche sous la direction d’Olivier Bonfait, école du Louvre, 2014, p. 100).
Les inscriptions sur notre portrait (bien que certainement apocryphes) identifient notre modèle au marquis de Montespan (1562-1624). Le marquis, compagnon de batailles, tout comme de victoires, du roi Henri IV aurait en effet pu se voir récompensé d’un portrait à son éffigie, après ses fidèles participations au siège d’Amiens ou à la guerre de Savoie, pour n’en citer que quelques unes.
Le Roi fut aussi séduit par ses talents de peintre et son habileté à rendre avec attention les batailles comme les attributs guerriers qu’il arborait. On connaît un portrait équestre du premier roi Bourbon (Henri IV devant le siège d’une ville, musée de l’armée - Invalides, Paris, no. inv. 2010.26.1) dont les similarités de composition, pose et manière permettent d’attribuer notre présent portrait à l’artiste.
Une mention dans le mémoire de recherches de Vladimir Nestorov fait référence à une série de peintures peintes par Le Bourgeoys ayant été donnée à la famille de Montespan et amenée au château de Clagny (voir V. Nestorov, Nicolas Baullery (vers 1560 - 1630), enquête sur un peintre parisien à l’aube du Grand Siècle, mémoire de recherche sous la direction d’Olivier Bonfait, école du Louvre, 2014, p. 100).
Les inscriptions sur notre portrait (bien que certainement apocryphes) identifient notre modèle au marquis de Montespan (1562-1624). Le marquis, compagnon de batailles, tout comme de victoires, du roi Henri IV aurait en effet pu se voir récompensé d’un portrait à son éffigie, après ses fidèles participations au siège d’Amiens ou à la guerre de Savoie, pour n’en citer que quelques unes.