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Lot 22PROPERTY FROM A PRIVATE COLLECTOR
IRVING PENN (1917-2009)
Bee (A), New York, September 1995
Closed6 June 2023
Price Realised
EUR 52,920
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Specialist note
Taken on 22 September 1995, this photograph accompanied a Vogue article about the increasingly widespread phenomenon of women getting collagen injections in their lips. Irving Penn named the photograph Bee (A), or Bee Stung Lips, harking back to the expression used in the 1950s to describe plump, bitten lips.
Phyllis Posnick, executive director at Vogue America, described the rather unusual photoshoot: “For this picture, we had to fly a bee keeper from New Mexico. Bees become docile and harmless when cold, and our bee keeper knew the exact temperature for this state of induced hibernation – he put them in the fridge. (…) Our first task was to find a brave model who had no insect phobias. Estella Warren was fearless and she posed patiently while our wrangler placed one bee after another on her lips.” As always, Penn sparks a feeling of astonishment and fascination while maintaining simplicity. Bee (A) is in between a portrait and a still life — the two oldest genres in art history, at which Penn excels. This work was included in Penn’s Still Life, a 2001 book dedicated to his best photography on this subject.
Cette photographie, prise le 22 septembre 1995, illustre un article de Vogue relatif au phénomène, de plus en plus répandu chez les femmes, d’injection de collagène au niveau des lèvres. Irving Penn a l’idée de nommer sa photographie Bee (A), ou encore Bee Stung Lips, faisant ainsi référence à l'expression “lèvres piquées par une abeille” employée dans les années 1950 pour décrire des lèvres pulpeuses et mordues.
Phyllis Posnick, directeur exécutif de Vogue America, fait le récit de cette séance de shooting plutôt insolite : “Pour cette photographie, nous avons fait venir un apiculteur du Nouveau-Mexique. Les abeilles deviennent dociles et inoffensives lorsqu’il fait froid et notre apiculteur connaissait la température exacte pour les faire rentrer dans cette phase d’hibernation induite – il les mit donc au réfrigérateur. (…) Notre première tâche fut de trouver un mannequin qui n’ait pas peur des insectes. Estella Warren n’étant pas phobique, elle posa patiemment pendant que l’éleveur plaçait, les unes après les autres, des abeilles sur ses lèvres”. Comme à son habitude, Penn provoque l’étonnement et la fascination tout en faisant régner la simplicité. Bee (A) est à la croisée du portrait et de la nature morte, les deux genres les plus anciens de l’histoire de l’art dans lesquels Penn excelle. L’œuvre est publiée à ce titre dans l’ouvrage d’Irving Penn Natures Mortes, publié en 2001 et consacré à ses plus belles photographies sur le sujet.