PHILIPS WOUWERMAN (HAARLEM 1619-1668)
Lot 414

PHILIPS WOUWERMAN (HAARLEM 1619-1668)

Le repos des soldats

Closed28 November 2022

Price Realised

EUR 17,640

More Information

Conditions of Sale
How to sell

PHILIPS WOUWERMAN (HAARLEM 1619-1668)
Le repos des soldats
monogrammé 'PHS.W' (en bas, à gauche)
huile sur panneau
35,2 x 41,2 cm. (9 7/8 x 16 1/4 in.)

Vente anonyme, Amsterdam, 10 août 1785, lot 370.
J. F. Vinck de Wesel ; sa vente, Anvers, 16 août 1814, lot 56.
Collection Richard Alsop, Philadelphie (selon le catalogue de vente de 1944, op. cit. infra).
Agnew & Sons, Londres.
Vente anonyme, Christie's, Londres, 6 mars 1914, lot 88.
Agnew & Sons, Londres.
Collection Fernand Houget (1858-1927), Verviers (selon F. Schumacher, op. cit. infra).
Collection Mrs Beevor, Londres ; sa vente, Sotheby's, Londres, 21 mai 1935, lot 111.
Collection particulière, Bedfordshire.
Vente anonyme, Christie's, Londres, 17 mars 1944, lot 84.
Collection particulière.
J. Singer, Londres, 1948 (selon F. Schumacher, op. cit. infra).
Collection particulière, Belgique.

Specialist note

Peintre de chevaux, l’œuvre de Philips Wouwerman (1619-1668) se caractérise par un éventail de paysages, de batailles et de scènes de chasse où les montures des personnages occupent une place prépondérante. De toute race, au repos ou en mouvement, l’élève de Frans Hals (1580/1583-1666) dépeint les chevaux avec une grande habileté. Dans le contexte de la Guerre de Trente Ans, représenter ces animaux n’est pas anodin : ceux-ci sont emblématiques du sentiment héroïque qui habite l’imaginaire des Hollandais dont la récente indépendance fut scellée après de longs conflits.

Dans notre tableau, des soldats profitent d’un arrêt pour se prêter, accroupis ou couchés sur le ventre, au jeu des dés. Sur la droite de la composition figurent leurs quatre montures dont la musculature et le harnachement sont représentés avec habileté. Cette œuvre narre le quotidien des soldats hollandais pour qui la guerre est l’unique moyen d’affirmer leur indépendance face au Saint-Empire et à la monarchie espagnole. L’historien de l’art John Smith situe cette œuvre dans la première manière de peindre de l’artiste ou manière 'Bamboccio', du surnom de Pieter Jacobsz. van Laer (1599-1642) dont les scènes de la vie populaire au caractère modeste typiquement néerlandais influença fortement Wouwerman (J. Smith, op. cit., p. 276).