JEAN-SIMÉON CHARDIN (PARIS 1699-1779)
拍品 44 Provenant des collections Marcille

JEAN-SIMÉON CHARDIN (PARIS 1699-1779)

L'hiver, à l'imitation de bas-relief d'après Edmé Bouchardon, grisaille

已結束2023年6月15日

成交價

EUR 88,200

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JEAN-SIMÉON CHARDIN (PARIS 1699-1779)
L'hiver, à l'imitation de bas-relief d'après Edmé Bouchardon, grisaille
signé et daté 'Chardin pinx 1776' (en bas, à gauche)
huile sur toile, trompe-l'oeil
55 x 88 cm. (21 1/2 x 34 1/2 in.)

Peut-être vente de Jean-Siméon Chardin (1699-1779), Paris, 29 avril 1790, lot 28 (comme 'Un tableau imitant le bas-relief, sujet de l'hiver, d'après Bouchardon...retiré à 72 livres').
Collection de François Marcille (1790-1856) ; sa première vente, Paris, 16 et 17 janvier 1857, lot 424 (comme 'Attribué à Chardin. Bas-relief d'après Bouchardon' (dans cette même vente figuraient deux autres grisailles données à Chardin : Le Mercure de Pigalle (lot 19) et Vespasien (lot 28)) ; puis sa seconde vente, Paris, 2 et 3 mars 1857, lot 37 (comme 'Enfants. Grisaille').
Collection d'Eudoxe Marcille (1814-1890) jusque 1890 ; puis par descendance aux actuels propriétaires.

專家說明

"On reconnaît le grand homme en tout temps. M. Chardin emploie ici une magie différente ; ce morceau est beaucoup moins fini que ses ouvrages précédents, et a néanmoins autant d’effet et de vérité que tout ce qui sort de son pinceau ; l’illusion y est de la plus grande force, et j’ai vu plus d’une personne y être trompée. Il me semble qu’on pourrait dire de M. Chardin et de M. de Buffon que la Nature les a mis dans sa confidence".

Tels sont les mots qu’utilise Denis Diderot (1713-1784) pour décrire la virtuosité de Chardin dans l’exécution d’un bas-relief en trompe l’œil présenté lors du Salon de 1771 (P. Rosenberg, 1979, op. cit., p. 373). Six années plus tard, le peintre renoue avec la grisaille en exécutant notre tableau, une imitation de bas-relief en plâtre de Lhiver d’Edmé Bouchardon (1698-1762) – qui orne encore aujourd'hui la fontaine des Quatre-Saisons de la rue de Grenelle à Paris avec les trois autres saisons. C’est à cette occasion que Gabriel Jacques de Saint-Aubin (1724-1780) dessine notre bas-relief dans la marge de son exemplaire du livret de Salon.

Ce tableau est le quatrième que Chardin présente au Salon depuis son "retour à la grisaille", après ses envois de 1769 et de 1771 (P. Rosenberg, 1979, op. cit., p. 372), et probablement l’une des dernières toiles du maître qui nous soit parvenue. Notons que le trompe l'oeil envoyé au Salon de 1771, aujourd'hui conservé au musée des beaux-arts Pouchkine à Moscou (inv. no. Ж-1139), représente une autre scène allégorique de cette même fontaine, L'automne.