VALÉRIE BELIN (NÉE EN 1964)
拍品 52

VALÉRIE BELIN (NÉE EN 1964)

Sans titre, série 'Métisses', 2006

已結束2022年11月8日

估價

EUR 10,000–15,000

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如何委託拍賣

VALÉRIE BELIN (NÉE EN 1964)
Sans titre, série 'Métisses', 2006
tirage pigmentaire, monté sur aluminium
signé et daté à l'encre sur une étiquette de la photographe portant le numéro d'édition '3/6' (montage, verso)
image/feuille/montage: 125 x 100 cm. (49 2⁄8 x 39 3/8 in.)
Ce tirage est le numéro trois d'une édition de six exemplaires et trois épreuves d'artiste.

PIGMENT PRINT, FLUSH-MOUNTED ON ALUMINIUM; SIGNED AND DATED IN INK ON PHOTOGRAPHER'S LABEL WITH EDITION NUMBER '3/6' (FLUSH MOUNT, VERSO)

Galerie Ulrich Fiedler, Cologne
Acquis directement auprès de celle-ci par le propriétaire actuel en 2008

專家說明

L’audace du geste de Valérie Belin fait faillir son œuvre aux règles du portrait. Le modèle perd son humanité dans une quête, celle du « désir d’être l’autre ». Les canons artificiels - la tenue, la coiffure, le maquillage, la lumière - de la beauté occidentale flottent dans le vague. Les beaux yeux rendus verts par des lentilles restent hagards. L’artiste veut mettre en œuvre une inquiétante étrangeté pour le spectateur. Elle explique que ce sentiment survient face au doute suscité « soit par un objet apparemment animé dont on se demande s’il s’agit réellement d’un être vivant, soit par un objet sans vie dont on se demande s’il ne pourrait pas s’animer ».
Ainsi, cette photographie s’inscrit dans la continuité de la série Modèles II où Valérie Belin explore la notion d’avatar. Entre les métamorphoses et les personnages virtuels, les sujets de l’artiste demeurent toujours proches d’une abstraction. L’irréalité et les traits dépourvus d’expressivité prennent racine dans l’exploration d’une première série sur des mannequins de celluloid en 2003.

The boldness of Valérie Belin's technique ensures that her work breaks the confines of portraiture. The model loses her humanity in a quest: the desire to “be another person”. The artificial standards of Western beauty – dress, hair, make-up, light – are blurred. The beautiful eyes, rendered green by contact lenses, remain haunted. The artist intends to create an unsettling strangeness for the viewer. She explains that this feeling arises when faced with doubt “either by an apparently animated object that makes you wonder whether it is really a living being, or by a lifeless object that makes you wonder whether it could be animated.”
The photograph builds on the series Modèles II in which Belin explores the notion of the avatar. From metamorphoses to virtual characters, the artist's subjects always remain close to abstraction. The unreality and lack of expressiveness are rooted in the photographer's approach initiated in a first series on celluloid mannequins in 2003.