PAIRE D’APPLIQUES D’ÉPOQUE RÉGENCE
拍品 116

PAIRE D’APPLIQUES D’ÉPOQUE RÉGENCE

ATTRIBUEE A CHARLES CRESSENT, VERS 1725

已結束2022年10月28日

成交價

EUR 52,920

更多資訊

PAIRE D’APPLIQUES D’ÉPOQUE RÉGENCE
ATTRIBUEE A CHARLES CRESSENT, VERS 1725
En bronze ciselé et doré, à deux bras de lumière sur lesquels reposent un dragon, le fût à motif de feuilles d'acanthe, de coquilles et de concrétions rocaille, chacune poinçonnée au 'C' couronné au bas du fût et sur un bras




H.: 48 cm. (18 3/4 in.) ; L.: 35 cm. (13 3/4 in.) ; P.: 24 (9 1/2 in.)
Le poinçon au 'C' couronné fut apposé entre 1745 et 1749

Collection Pierre Henri Antoine Constantin Sapia, comte de Lencia (1822-1876) ;
Vente Sotheby's, Monaco, 21-22 juin 1987, lot 1054.

專家說明

Cette magnifique paire d’appliques au décor chimérique reprend tous les codes caractéristiques de l’époque Louis XV. Avec ses feuillages et volutes d’où émerge une chimère, cet exemplaire exprime une grâce et une puissance prouvant le tour de force des artisans bronziers du milieu du XVIIIe siècle.
Objet de recherches poussées depuis les années 1660, les bras de lumière atteignent avec la Régence puis Louis XV un sommet d’élégance. A deux ou trois bras de lumière, livrés en deux éléments formant paire, ils s’accordent par leur décor et leurs courbes aux boiseries des pièces qu’ils éclairent. Ils constituent le plus souvent un ensemble cohérent avec les chenets et les bronzes de la cheminée qui les accompagnent. En bronze finement ciselé et doré, une branche placée devant un miroir pour diffuser au mieux la clarté des chandelles, ces luminaires constituent un élément majeur de l’ameublement et de la décoration des appartements.
Les enroulements nerveux et pleins de vie de nos appliques dont le mouvement évoque celui de la flamme, l’asymétrie d’un dessin maitrisé, le décor de fleurs et de feuillages subtilement ajouré sont autant de caractéristiques d’un style rocaille pleinement affirmé à partir des années 1740.
Une paire similaire conservée au musée des Arts décoratifs à Paris est reproduite dans Connaissance des Arts, janvier 1961, p. 35, ill. 14.
Une autre paire est au Bayer, National Museum à Munich et reproduite dans Vergoldete Bronzen, vol. 1, p. 138.