JEAN-BAPTISTE CAMILLE COROT (PARIS 1796-1875)
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JEAN-BAPTISTE CAMILLE COROT (PARIS 1796-1875)

Saint Sébastien secouru par les Saintes Femmes

已結束2021年3月24日

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EUR 16,250

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JEAN-BAPTISTE CAMILLE COROT (PARIS 1796-1875)
Saint Sébastien secouru par les Saintes Femmes
fusain
59,5 x 39,5 cm (23 ¼ x 15 ½ in.), hexagonal

Tampon d'atelier de l'artiste (L. 460).
Galerie Schmit, Paris.

專家說明

Métaphore de la charité, cette scène représente Saint Sébastien soigné par deux chrétiennes, sainte Irène et sa compagne, à la suite de son martyre, le corps transpercé de flèches, à la demande de l’empereur Dioclétien. Ce dessin est à mettre en rapport avec le tableau présenté au Salon de 1853 (n° 287) et à l’exposition universelle de 1867 avant d’être modifié par Corot pour être offert à la loterie au profit des orphelins des victimes de la guerre en 1871, aujourd’hui conservé à la Walters Art Gallery de Baltimore (inv. 37.192 ; Corot, cat. exp., Paris, Galeries nationales du Grand Palais, et al., 1996-1997, n° 104). Il existe deux esquisses peintes plus petites que le tableau final, l’une passée en vente chez Sotheby’s à Londres le 24 novembre 2009, lot 149 et l’autre conservée à la National Gallery of Art de Washington (inv. 1960.6.4 ; A. Robaut, L’Œuvre de Corot, Paris, 1965, III, n° 2316).

Une première pensée au fusain montre le groupe des trois figures dans une position radicalement différente où saint Sébastien est debout encore attaché à un tronc d’arbre et entouré des deux saintes (Robaut, op. cit., I, p. 133). Trois autres études directement préparatoires au tableau sont référencées : une aquarelle, cintrée le long du bord supérieur, d’une grande luminosité, conservée à la Walter Art Gallery de Baltimore (inv. 37.1286), un dessin au fusain également à la Walter Art Gallery (inv. 37.1582), et une étude pour la figure de saint Sébastien au musée du Louvre (inv. RF 8800 ; op. cit., Paris, 1996-1997, p. 294). Le présent dessin au caractère très achevé, nous offre, tout comme l’aquarelle de Baltimore, un précieux témoignage de cette arche dans la partie supérieure qui a été supprimée a posteriori dans la peinture, lorsque le tableau est retourné dans l’atelier de Corot avant 1871.