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拍品 227 Ancienne collection Édouard Pignon
Les œuvres sont faites pour voyager, affronter le temps, se séparer des mains qui les ont portées. Ou de celles plus tard qui les ont reçues. L’extrême cruauté de la peinture pour celui qui l’a vue faire, c’est sa présence, créée des mains que je verrai toujours se promener sur la toile et ne pourrai écarter de mon regard. Leur absence advient lors des expositions. Elle signifie pour moi le deuil et l’éloignement définitif du peintre, au profit de l’œuvre, libérée, livrée à elle-même, confrontée au passage du temps, à sa versatilité, avec pour seule arme justement cette présence dans la pensée dont je parle. De toutes ces années partagées, de dialogues ininterrompus autour de la création, des questionnements féroces et drôles, des doutes des artistes, de leur confrontation avec les maîtres, des combats acharnés et délicats, de l’affirmation de soi, de leurs propres créations - avec le monde autour comme avatar toujours terrible - sont nés au gré du temps ces images, ces portraits, marques de la profonde amitié et de l’intérêt des deux peintres l’un pour l’autre, Pablo Picasso et Edouard Pignon. Témoignage de leur histoire commune, le libre génie de Picasso restitue la présence et l’humanité de son modèle.
Nicolas Pignon.
Works of art are made to travel, to challenge time, to be removed from the hands which bore them, or from those which received them later. The extreme cruelty of painting for someone who has watched it being made, is its presence, created by hands which I shall always see wandering over the canvas and which will never leave my eyes. Their absence occurs at exhibitions. To me, it means mourning and a definitive distancing from the painter, to the benefit of the work, liberated, delivered up to itself, confronted by the passage of time, to its versatility, its only weapon being precisely that presence in the mind to which I refer. Of all the shared years, uninterrupted dialogues concerning creation, funny and ferocious interrogations, the artists’ doubts, their confrontation with the masters, fierce and delicate quarrels, self-affirmation, concerning their own creations – with the outside world like an always terrifying avatar – are born as time goes by of those images, those portraits, signs of the profound friendship between the two painters and their interest in one another, Pablo Picasso and Edouard Pignon. Testimony to their shared history: Picasso’s free spirit restores the presence and humanity of his model.
Nicolas Pignon
Les œuvres sont faites pour voyager, affronter le temps, se séparer des mains qui les ont portées. Ou de celles plus tard qui les ont reçues. L’extrême cruauté de la peinture pour celui qui l’a vue faire, c’est sa présence, créée des mains que je verrai toujours se promener sur la toile et ne pourrai écarter de mon regard. Leur absence advient lors des expositions. Elle signifie pour moi le deuil et l’éloignement définitif du peintre, au profit de l’œuvre, libérée, livrée à elle-même, confrontée au passage du temps, à sa versatilité, avec pour seule arme justement cette présence dans la pensée dont je parle. De toutes ces années partagées, de dialogues ininterrompus autour de la création, des questionnements féroces et drôles, des doutes des artistes, de leur confrontation avec les maîtres, des combats acharnés et délicats, de l’affirmation de soi, de leurs propres créations - avec le monde autour comme avatar toujours terrible - sont nés au gré du temps ces images, ces portraits, marques de la profonde amitié et de l’intérêt des deux peintres l’un pour l’autre, Pablo Picasso et Edouard Pignon. Témoignage de leur histoire commune, le libre génie de Picasso restitue la présence et l’humanité de son modèle.
Nicolas Pignon.
Works of art are made to travel, to challenge time, to be removed from the hands which bore them, or from those which received them later. The extreme cruelty of painting for someone who has watched it being made, is its presence, created by hands which I shall always see wandering over the canvas and which will never leave my eyes. Their absence occurs at exhibitions. To me, it means mourning and a definitive distancing from the painter, to the benefit of the work, liberated, delivered up to itself, confronted by the passage of time, to its versatility, its only weapon being precisely that presence in the mind to which I refer. Of all the shared years, uninterrupted dialogues concerning creation, funny and ferocious interrogations, the artists’ doubts, their confrontation with the masters, fierce and delicate quarrels, self-affirmation, concerning their own creations – with the outside world like an always terrifying avatar – are born as time goes by of those images, those portraits, signs of the profound friendship between the two painters and their interest in one another, Pablo Picasso and Edouard Pignon. Testimony to their shared history: Picasso’s free spirit restores the presence and humanity of his model.
Nicolas Pignon
Pablo Picasso (1881-1973)
Portrait d'Édouard Pignon au cigare
已結束2017年3月23日
成交價
EUR 194,500
更多資訊
專家說明
Maya Widmaier-Picasso a confirmé l'authenticité de cette œuvre.
Claude Picasso a confirmé l'authenticité de cette œuvre.
Claude Picasso a confirmé l'authenticité de cette œuvre.