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Cette représentation délicate d’un jeune homme, les yeux baissés, est unique dans l’œuvre de Jan Steen (1626-1679). À la différence de ses contemporains, comme Rembrandt (1606-1669) ou Jan Lievens (1607-1674) qui produisaient de telles études de figure tout au long de leur carrière, l’œuvre de Steen ne comprend pas d’autres exemples de ce genre.
Si son style d’exécution, avec des coups de pinceau vifs et rapides, et les traits marqués du modèle ne laissent aucune doute quant à l’attribution au peintre de Leyde, son statut particulier engendre des débats autour du but de sa réalisation. Est-ce un portrait atypique, une esquisse pour une composition plus grande, un tronie ? Uniquement connu auparavant grâce à son inclusion dans l’exposition londonienne de 1952, dans le catalogue de laquelle il était illustré, des historiens d’art successifs ont proposé différentes théories à ce sujet.
Kirschenbaum (op. cit. supra) date le tableau d’environ 1659. Selon lui, il s’agirait éventuellement d’une étude pour la tête du berger agenouillé dans L’Adoration des bergers actuellement conservée au Rijksmuseum (fno. inv. SK-A-3509). Il suggère également un lien potentiel avec la tête du Christ, dont la figure est en train de disparaître dans le Souper à Emmaüs (Rijksmuseum, Amsterdam, no. inv. inv. SK-A-1932).
Quant à Braun en 1980 (op. cit. supra), son hypothèse est plus audacieuse. Il propose que le tableau ci-présent est un fragment d’une œuvre perdue de dimensions importantes, qui avait pour sujet Jean Baptiste prêchant dans le désert. En effet, Hofstede de Groot inclut dans son catalogue raisonné de Steen un grand Saint Jean prêchant qui apparut aux enchères à La Haye en 1747, où il fut acheté par Graham (C. Hofstede de Groot, A Catalogue Raisonné of the Works of the Most Eminent Dutch Painters of the Seventeenth Century, Londres, 1908, I, p. 16, n°29). Pour Braun, cette idée est soutenue par une comparaison avec une autre version du même sujet qui se trouve actuellement dans la collection du musée Nivaagaard en Danemark (no. inv. 0053NMK). Or, un examen soigneux du tableau ci-présent dément cette théorie séduisante, puisque le panneau est biseauté le long des quatre bords.
Wouter Kloek, que nous tenons à remercier d’avoir confirmé l’attribution à Steen après un examen direct de l’œuvre, est de l’avis qu’elle pourrait être un étude pour une composition plus détaillée. Il n’exclut pas pour autant la possibilité qu’il s’agit du portrait d’un proche de l’artiste, étant donné sa nature douce et intime, deux adjectifs qui sont rarement les premiers à être employés en décrivant l’œuvre de cet artiste d’habitude si espiègle.
Si son style d’exécution, avec des coups de pinceau vifs et rapides, et les traits marqués du modèle ne laissent aucune doute quant à l’attribution au peintre de Leyde, son statut particulier engendre des débats autour du but de sa réalisation. Est-ce un portrait atypique, une esquisse pour une composition plus grande, un tronie ? Uniquement connu auparavant grâce à son inclusion dans l’exposition londonienne de 1952, dans le catalogue de laquelle il était illustré, des historiens d’art successifs ont proposé différentes théories à ce sujet.
Kirschenbaum (op. cit. supra) date le tableau d’environ 1659. Selon lui, il s’agirait éventuellement d’une étude pour la tête du berger agenouillé dans L’Adoration des bergers actuellement conservée au Rijksmuseum (fno. inv. SK-A-3509). Il suggère également un lien potentiel avec la tête du Christ, dont la figure est en train de disparaître dans le Souper à Emmaüs (Rijksmuseum, Amsterdam, no. inv. inv. SK-A-1932).
Quant à Braun en 1980 (op. cit. supra), son hypothèse est plus audacieuse. Il propose que le tableau ci-présent est un fragment d’une œuvre perdue de dimensions importantes, qui avait pour sujet Jean Baptiste prêchant dans le désert. En effet, Hofstede de Groot inclut dans son catalogue raisonné de Steen un grand Saint Jean prêchant qui apparut aux enchères à La Haye en 1747, où il fut acheté par Graham (C. Hofstede de Groot, A Catalogue Raisonné of the Works of the Most Eminent Dutch Painters of the Seventeenth Century, Londres, 1908, I, p. 16, n°29). Pour Braun, cette idée est soutenue par une comparaison avec une autre version du même sujet qui se trouve actuellement dans la collection du musée Nivaagaard en Danemark (no. inv. 0053NMK). Or, un examen soigneux du tableau ci-présent dément cette théorie séduisante, puisque le panneau est biseauté le long des quatre bords.
Wouter Kloek, que nous tenons à remercier d’avoir confirmé l’attribution à Steen après un examen direct de l’œuvre, est de l’avis qu’elle pourrait être un étude pour une composition plus détaillée. Il n’exclut pas pour autant la possibilité qu’il s’agit du portrait d’un proche de l’artiste, étant donné sa nature douce et intime, deux adjectifs qui sont rarement les premiers à être employés en décrivant l’œuvre de cet artiste d’habitude si espiègle.
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