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拍品 58
PAUL KLEE (1879-1940)
Sollte Steigen
已结束2009年2月25日
成交价
EUR 2,193,000
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专家说明
Dès le début des années 1920, Paul Klee ensigne au Staatliches Bauhaus où il expose, en collaboration avec Wassily Kandinsky, sa première théorie des moyens picturaux purs, qui conduit à une clarification exceptionnelle des possibilités contenues dans les procédés abstraits: comment comprendre à la fois, le dynamisme et l'équilibre d'un corps sur la terre, dans l'eau et dans l'air, et le mouvement comme principe essentiel de toute oeuvre d'art.
Sollte steigen, littéralement "devrait s'élever", évoque une ascension potentielle mais conditionnelle. Elle explore la question de la gravité à travers différents motifs et symboles, comme la flèche et la montgolfière. Par ailleurs, le vaisseau à plusieurs plans, figure centrale de la composition, est propulsé au gré des vents dans toutes les directions dans un va-et-vient ininterrompu pendant qu'il est soumis aux forces gravitationnelles signifiées par les tons terreux de la composition.
Chez Klee, la liberté totale de mouvement dans l'air reste soumise aux impératifs matériels de la gravité. Plus précisément, c'est parce que l'homme, aussi libre soit-il de s'imaginer en mouvement dans des espaces physiques et métaphysiques, est contraint par ses propres limites physiques. C'est là, selon Klee, "l'origine de la tragédie humaine"2. De même la force créatrice, bien qu'indiciblement mystérieuse, est toujours assujettie aux contraintes du support.
Notes :
1 S.L. Henry, "Paul Klee's Pictorial Mechanics from Physics dot the Picture Plane", in Pantheon, vol. 67, 1989, pp. 147-165.
Sollte steigen, littéralement "devrait s'élever", évoque une ascension potentielle mais conditionnelle. Elle explore la question de la gravité à travers différents motifs et symboles, comme la flèche et la montgolfière. Par ailleurs, le vaisseau à plusieurs plans, figure centrale de la composition, est propulsé au gré des vents dans toutes les directions dans un va-et-vient ininterrompu pendant qu'il est soumis aux forces gravitationnelles signifiées par les tons terreux de la composition.
Chez Klee, la liberté totale de mouvement dans l'air reste soumise aux impératifs matériels de la gravité. Plus précisément, c'est parce que l'homme, aussi libre soit-il de s'imaginer en mouvement dans des espaces physiques et métaphysiques, est contraint par ses propres limites physiques. C'est là, selon Klee, "l'origine de la tragédie humaine"2. De même la force créatrice, bien qu'indiciblement mystérieuse, est toujours assujettie aux contraintes du support.
Notes :
1 S.L. Henry, "Paul Klee's Pictorial Mechanics from Physics dot the Picture Plane", in Pantheon, vol. 67, 1989, pp. 147-165.