CHARLES DE WAILLY (PARIS 1730-1798)
Lot 56 Provenant de la collection J.E. Safra

CHARLES DE WAILLY (PARIS 1730-1798)

Caprice architectural avec une colonne salomonique, un plafond à caissons et la statue d’un général

Closed22 March 2023

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EUR 26,460

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CHARLES DE WAILLY (PARIS 1730-1798)
Caprice architectural avec une colonne salomonique, un plafond à caissons et la statue d’un général
Signé et daté ‘Dewailly. f. A° 1756’ (en bas à droite)
graphite, pierre noire, plume et encre noire, lavis brun et gris, rehaussé de blanc
48,6 x 36,6 cm (19 1/8 x 14 3/8 in.)

Probablement vente Charles De Wailly, Paris, 24 novembre 1788, lots 103 ou 104 (Vue des colonnes du baldaquin de Saint-Pierre - le même avec des changements), acquis par la comtesse de Fourcroy (ancienne épouse De Wailly) ; sa vente, Paris, 2 avril 1839, lot 39 (Les colonnes du baldaquin dans l’église de Saint-Pierre à Rome - Deux dessins lavés au bistre).
Vente, Christie’s, Londres, 2 juillet 1991, lot 160 (Un caprice architectural avec la statue d'un commandant sous un baldaquin’).
Vente, Christie’s, Londres, 1 juillet 1997, lot 143.
Vente, Christie’s, Londres, 9 décembre 2009, lot 399.
Vente Sotheby’s, New York, 26 janvier 2011, lot 647.

Specialist note

Comme l’indique l’inscription autographe, le présent dessin a été réalisé durant le séjour italien de l’architecte entre 1754 et 1757. A Rome, Charles de Wailly est fasciné par la basilique Saint-Pierre et le baldaquin du Bernin, comme en témoignent d'autres dessins : Intérieur de Saint-Pierre (Paris, ENSBA, inv. O.928), deux Relevés de la chaire de Saint-Pierre datés 1754 et 1755 (Bibliothèque Universitaire, Uppsala ; et Saint-Pétersbourg, Ermitage ; Rome 1760-1770, Fragonard, Hubert Robert et leurs amis, cat. exp., Paris, Galerie Cailleux, 1983, n° 13) et La Croix lumineuse à Saint-Pierre de Rome (Rouen, musée des Beaux-Arts, inv. 975-4-1788). Au Salon de 1789, De Wailly expose trois dessins dont Baldaquin de Saint-Pierre (n° 53) (J.-F. Heim et C. Beraud, Les Salons de Peinture de la Révolution française 1789-1799, Paris, 1989, p. 390).
Une grande effervescence artistique règne alors à Rome, où de nombreux artistes viennent parfaire leur formation. C’est à cette occasion que Wailly rencontre Hubert Robert et Augustin Pajou (M. Mosser et D. Rabreau, Charles de Wailly, peintre architecte dans l’Europe des Lumières, cat. exp., Paris, pp. 19-21).
Cette vue da sotto in su d’un baldaquin offre une perspective ascendante vertigineuse : les spirales et l’aspect distordu des colonnes procurent un grand dynamisme à la composition.