QUATRE SALIERES EN VERMEIL
Lot 459 LES SALIERES DU GRAND DUC MIKHAIL PAVLOVICH

QUATRE SALIERES EN VERMEIL

TROIS PAR MARTIN-GUILLAUME BIENNAIS, PARIS, 1809-1819; UNE PAR JEAN-CHARLES CAHIER, PARIS, 1819-1838

Closed17 June 2022

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EUR 8,000–12,000

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QUATRE SALIERES EN VERMEIL
TROIS PAR MARTIN-GUILLAUME BIENNAIS, PARIS, 1809-1819; UNE PAR JEAN-CHARLES CAHIER, PARIS, 1819-1838
Chacune formée de deux bols ovoïdes unis à bordure de feuilles de palme et d'oves, la prise centrale en anneau, les doublures amovibles, gravées au centre du monogramme en cyrillicque 'MP' sous couronne, poinçon sur les fonds et les doublures: titre, garantie et orfèvre, la salière de Cahier gravé no. 30; on y ajoute quatre pelles à sel, Strasbourg, vers 1757
L: 15,2 cm. (6 in.)
1585 gr. (50 oz. 10 dwt.)
Le monogramme est celui du grand duc Mikhail Pavlovich (1798-1849).

Vente Christie's, Genève, 1 mai 1974, partie des lots 103-105;
The C. Ruxton and Audrey B. Love Collection, Christie's, New York, 19 octobre 2004, lot 145.

Specialist note


Ces salières font partie d'un vaste service qui comprenait plus de mille pièces commandé par le Grand-Duc Mikhaïl Pavlovich (1798-1849), le plus jeune enfant de l'empereur russe Paul Ier et de son épouse Maria Feodorovna, et frère des empereurs Alexandre Ier (1801- 1825) et Nicolas Ier (1826-1855). Avec l'aide financière de son père puis de son frère Alexandre, le grand-duc Mikhail confia la construction et de la décoration de son nouveau palais à Saint-Pétersbourg à l'architecte et designer italien Carlo Rossi. Le palais Mikhail qui est aujourd'hui le Musée russe, fut construit entre 1819 et 1823 et l'année suivante le grand duc épousait la grande-duchesse Elena Pavlovna, princesse de Wurtemberg.

Mikhail, mais aussi son frère Nikolai, va s'adresser pour la réalisation de son service aux plus grands orfèvres parisiens: Biennais et Cahier qui vont ainsi le fabriquer ensemble de sorte que leurs deux poinçons apparaient sur différentes parties des mêmes pièces, comme ici, où trois salières sont marquées Biennais et une est marquée Cahier. En 1819, Biennais prend sa retraite et vend son fonds de commerce, ses archives et ses dessins à Cahier et lui confie ses dernières commandes. En 1828, Cahier fait faillite.
Aujourd'hui, ce service est dispersé dans de grandes collections privées et publiques dont notamment celles de l'Ermitage, du Kremlin, du Rijksmuseum et de la Fondation Espirito Santo à Lisbonne.