PENDULE D'ÉPOQUE CONSULAT REPRESENTANT LE PANTHEON
Lot 188

PENDULE D'ÉPOQUE CONSULAT REPRESENTANT LE PANTHEON

D'APRES UNE MAQUETTE D'ANTOINE QUATREMERE DE QUINCY, SIGNATURE D'ALPHONSE GIROUX, VERS 1800

Closed17 June 2022

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EUR 151,200

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PENDULE D'ÉPOQUE CONSULAT REPRESENTANT LE PANTHEON
D'APRES UNE MAQUETTE D'ANTOINE QUATREMERE DE QUINCY, SIGNATURE D'ALPHONSE GIROUX, VERS 1800
En marbre blanc, bronze ciselé doré et bronze patiné, panneaux en miroir le cadran émaillé signé Giroux inscrit sur le fronton 'AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSANTE', surmonté d'une coupolle et sa Renommée ; petits accidents et restaurations
H.: 64 cm. (25 1⁄4 in.) ; L.: 50,5 cm. (20 in.) ; P.: 25 cm. (10 in.)

Specialist note

Cette exceptionnelle pendule se distingue à la fois par la qualité technique de son exécution (en particulier la ciselure des bronzes dorés) que par son iconographie, extrêmement rare. On la doit à Alphonse Giroux, important fabricant et marchand de meubles et accessoires de luxe qui ouvre boutique en 1799 à Paris. Fondée par Alphonse Giroux, la maison perdurera avec ses enfants jusqu’en 1867, en proposant une marchandise très diversifiée allant de la tabletterie au mobilier en passant par les objets de fantaisie, les pendules…
Par son iconographie – le Panthéon de Paris érigé par Jacques-Germain Soufflot – elle est un témoin de l’histoire monumentale de Paris. En effet, elle représente un état assez précisément daté de cet édifice majeur du néoclassicisme architectural. En 1791, l’Assemblée constituante décide de convertir l’église Sainte-Geneviève en panthéon à la gloire des grands hommes, d’où l’inscription du fronton ‘aux grands hommes la patrie reconnaissante’, mise en place en 1793. C’est sous la direction d’Antoine Quatremère de Quincy que ces travaux sont entrepris. Le fronton reçoit un nouveau décor, exécuté par Jean-Guillaume Moitte : il représente la Patrie couronnant la Vertu (non représenté car occulté par le cadran), flanquée de deux groupes : la Liberté conduisant deux lions attachés à un char qui écrase le Despotisme, et un génie terrassant la Superstition. Enfin, la présence d’une statue de la Renommée au sommet de la coupole est également un marqueur chronologique : le modèle présenté par le sculpteur Claude Dejoux en 1792 fut suivi d’un plâtre à grandeur nature qui marqua les esprits. Le Jury des Arts de 1795 souligna que « le grand effet et la belle disposition… et le volume extraordinaire offrent un aspect absolument neuf en France ». Néanmoins, cette sculpture sommitale de près de neuf mètres de hauteur ne fut jamais installée. Pourtant, son souvenir resta vif et on la trouve représentée dans un certain nombre de gravures (celles de Pierre-Antoine Demachy par exemple), qui ont assurément servi de modèle à Alphonse Giroux.