BUSTE EN MARBRE REPRÉSENTANT JEANNE SOPHIE DE VIGNEROT DU PLESSIS (1740-1773), COMTESSE D'EGMONT
Lot 110

BUSTE EN MARBRE REPRÉSENTANT JEANNE SOPHIE DE VIGNEROT DU PLESSIS (1740-1773), COMTESSE D'EGMONT

FRANCE, XIXE SIÈCLE

Closed15 September 2020

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EUR 10,625

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BUSTE EN MARBRE REPRÉSENTANT JEANNE SOPHIE DE VIGNEROT DU PLESSIS (1740-1773), COMTESSE D'EGMONT
FRANCE, XIXE SIÈCLE
Portant l'inscription au revers 'COMTESSE D'EGMONT SOPHIE / JEANNE ARMANDE ELISABETH / SEPTIMANIE DE VIGNEROT / DU PLESSIS RICHELIEU / 1740-1773' ; reposant sur un piédouche en marbre inscrit 'J’AI SUIVI VOS NOBLES PROJETS / ET NOUS UNIRONS DESORMAIS / LA GLOIRE DESTRE (SIC) UN GRAND MODELE / LE PLAISIR D’ETRE TOUJOURS BELLE / Ruliere 1759'
H. : 86 cm. (33 7/8 in.)

Ernesto Mauricio Carlos Bosch Peña (1863-1951) et Elisa María de Alvear Fernández Coronel Bosch (1867-1957), Palacio Bosch Alvear, Buenos Aires (en 1918), vestibule ;
Sotheby’s New York, 21 avril 1994, lot 155 ;
Sotheby's, Paris, 7 novembre 2013, lot 252.

Specialist note

Fille du maréchal duc de Richelieu, Jeanne Sophie Septimanie de Vignerot du Plessis (1740-1773), très instruite et influente, fut mariée, en 1755, à Casimir Pignatelli, comte d’Egmont, duc de Bisaccia et prince de Gavre. Amie intime de Claude-Carloman de Rulhière (1735-1791), historien et aide-de-camp dans sa jeunesse du maréchal duc de Richelieu, celui-ci lui dédia un poème publié dans le Mercure de France de novembre 1759 et intitulé « À Madame la C. D. [comtesse d’Egmont] ». Ce sont des extraits de ces vers qui figurent sur le piédouche (« Suivez donc vos nobles projets, / Et vous unirez désormais / La gloire d’être un grand modèle / Au plaisir d’être toujours belle. »).
Notre buste a été exposé dans l’élégant bâtiment de l’Ambassade des Etats-Unis à Buenos Aires, construit par l’architecte français René Sergent de 1910 à 1917 à la suite d’une commande du ministre argentin des Affaires Etrangères Ernesto Bosch (1863-1951). Francophile passionné, la décoration intérieure devait rivaliser avec les plus beaux palais parisiens. Le buste de la comtesse d’Egmont trônait alors dans le vestibule du Palacio Bosch comme il apparaît dans la revue illustrée Plus Ultra (année III, numéro 32 de décembre 1918).
Réinventant le XVIIIe siècle français, l'auteur de notre marbre a très certainement été influencé par l’œuvre de Jean-Baptiste Lemoyne en figurant celle que le sculpteur préféré de Louis XV avait justement portraiturée, la comtesse d’Egmont.