CHAISE D'EPOQUE BIEDERMEIER
Lot 301 Une collection privée européenne mise en scène par Daniel Pasgrimaud (lots 301 à 351)

CHAISE D'EPOQUE BIEDERMEIER

AUTRICHE, VERS 1830

Closed28 November 2019

Price Realised

EUR 1,125

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CHAISE D'EPOQUE BIEDERMEIER
AUTRICHE, VERS 1830
En placage de loupe d'orme, le dossier en balustre orné sur le demi-cercle supérieur de demi-pastilles teintées, les pieds antérieurs en console et les pieds postérieurs en sabre, l'assise amovible couverte de coton jaune à carreaux déchiré
H.: 91 cm. (36 in.) ; L.: 47 cm. (18 ½ in.)

Collection privée européenne.

Specialist note

Savamment réunis des décennies durant, le mobilier et les objets d’art de la présente collection proviennent d’un somptueux appartement parisien où ils furent brillamment mis en scène par Daniel Pasgrimaud. Comme le commanditaire de ce décor, Pasgrimaud était notamment donateur du Louvre ; il fut surtout l’un des décorateurs les plus appréciés de la seconde moitié du XXème siècle.

Sa clientèle, plus exigeante que nombreuse, était essentiellement composée d’amateurs discrets, de collectionneurs soucieux d’offrir un cadre à la hauteur des œuvres qu’ils s'étaient choisis. Les connaissances de Pasgrimaud et son goût lui valurent d’honorer, outre des chantiers privés, la commande de décors pour la Biennale des Antiquaires à partir de 1962. Plus prestigieux encore, il élabora les vitrines de la galerie d’Apollon au Louvre, écrins qui abritent la collection des gemmes de Louis XIV. Auteur de décors et scénographies, Daniel Pasgrimaud signa notamment celui très remarqué de l’exposition La table d’un roi, au Musée des Arts Décoratifs.

Il savait juxtaposer chefs-d’œuvre et coups de cœur, et leur redonner vie. Plus rare, il fait cohabiter dans la même demeure plusieurs styles et siècles différents, offrant tour à tour ou simultanément le faste du Grand Siècle et le confort d’un Second Empire qui se tourne vers l’Orient, la grâce des courbes du temps de Louis XV et la rigoureuse beauté du néoclassicisme.

Saluant ce talent et son ami dans un catalogue de vente de décembre 2005, Daniel Alcouffe, directeur du département des Objets d'art du musée du Louvre, évoquait sa mémoire en ces mots : « On se rappelle sa prestance élégante, sa culture, son esprit, vif en réparties… il était l’un des plus grands décorateurs de notre époque… » Nul doute que ce magnifique ensemble qu’il avait magnifié et qui est aujourd’hui dispersé saura une nouvelle fois lui donner raison.