CONSTANCE-MARIE CHARPENTIER (PARIS 1767 - 1849)
Lot 43

CONSTANCE-MARIE CHARPENTIER (PARIS 1767 - 1849)

Une mère convalescente soignée par ses enfants

Closed25 June 2019

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EUR 22,500

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CONSTANCE-MARIE CHARPENTIER (PARIS 1767 - 1849)
Une mère convalescente soignée par ses enfants
signé 'C. M. Bondu / Charpentier' (en bas à gauche)
huile sur toile, sur sa toile d'origine
96 x 116,5 cm. (37 ¾ x 45 7/8 in.)

Collection de l’artiste ;
Inventaire après décès de François-Victor Charpentier du 16 mai 1810 "It deux tableaux dont le père aveugle et l’autre la mère convalescente dans leurs bordures dorées (...)" ;
Collection de la famille des héritiers, sud de la France.

Specialist note

Les deux tableaux que nous présentons sont des œuvres inédites de Constance-Marie Charpentier, restés dans la collection des descendants de l'artiste jusqu'à nos jours. Outre nos tableaux, La Mélancolie du musée d’Amiens, achetée directement par l’Etat au Salon de 1801, et des scène de genre charmantes comme le Portrait d’une jeune personne montrant à lire à sa sœur, vendu à Senlis en 2013 (Salon de 1804), comptent parmi les quelques réapparitions périodiques qui nous donnent une vision très éclatée du corpus de Charpentier.

Formée par Jacques-Louis David, elle fait partie de la vingtaine de femmes peintres acceptées sans frayeur dans son grand atelier alors qu'elle n'était âgée que de 17 ans. Marie-Guillemine Benoist, Césarine Davin-Mirvault, Marie-Denise Villers (dont l’autoportrait présumé conservé au Metropolitan de New York était donné à Charpentier) côtoyaient à la fin du XIXe siècle les célèbres Baron Gérard, Jean-Antoine Gros, Anne-Louis Girodet, etc.

Parmi les nombreux artistes qui composaient « l’Ecole de David », beaucoup sont restés dans l'ombre du Maître. Des noms et des singularités ressurgissent à présent et permettent de nuancer cette peinture du Directoire et de l’Empire. Constance-Marie Charpentier en fait partie et son art délicat témoigne sans conteste d’une interprétation élégante et gracieuse du néoclassicisme régnant. On y voit des portraits psychologiques très sensibles comme son Autoportrait avec sa fille présenté au Salon de 1799 ou des scènes d’intérieur empreintes d'une certaine sobriété comme Notre mère convalescente, joli témoignage des mœurs et de l'art de vivre des années 1800, où l'on se recentre sur la famille pour en donner une image plus simple et chaleureuse que sous l'Ancien Régime.