BUREAU A CYLINDRE DE LA FIN DE L'EPOQUE LOUIS XVI
Lot 68

BUREAU A CYLINDRE DE LA FIN DE L'EPOQUE LOUIS XVI

ATTRIBUE A JEAN-FRANCOIS HACHE, FIN DU XVIIIe SIECLE

Closed25 April 2018

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EUR 28,750

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BUREAU A CYLINDRE DE LA FIN DE L'EPOQUE LOUIS XVI
ATTRIBUE A JEAN-FRANCOIS HACHE, FIN DU XVIIIe SIECLE
En placage toutes faces de loupe d'érable, érable, noyer, amarante , ébène, bois de violette et bois de rose, ornementation de bronze ciselé et doré, le dessus orné d'une marqueterie de cubes sans fond, le cylindre centré d'un trophée musical appliqué sur un treillage et découvrant un intérieur composé de six tiroirs et dix casiers, ouvrant également par deux tiroirs extérieurs dont le gauche dissimulant un tiroir secret, le plateau coulissant et gainé de cuir vert doré aux petits-fers, la ceinture ouvrant par deux tiroirs, les pieds en gaine, l'intérieur d'un tiroir inscrit à l'encre brune N°900583 / pvdt
H.: 111 cm. (43 ¾ in.) ; L.: 111 cm. (43 ¾ in.) ; P.: 77 cm. (30 ¼ in.)

Specialist note

Avec sa nonchalance caractéristique, ce bureau s’intègre parfaitement dans l’œuvre de Jean-François Hache, héritier d’une dynastie d’ébénistes reconnue depuis Thomas Hache, son grand-père, dont le savoir-faire fut récompensé en 1721 par le brevet d’Ebéniste des ducs d’Orléans, gouverneurs du Dauphiné et princes de sang. Ce brevet sera ensuite conservé par Pierre, fils de Thomas puis par Jean-François. Installés à Grenoble depuis 1699, ils réussirent, à l’instar de Nogaret à Lyon, à rivaliser avec les grands ébénistes parisiens.
De plus, on sait les Hache liés à Jean-François Oeben, l’ébéniste de Louis XV, comme le prouvent les pièces d’un procès opposant Pierre à l’un de ses ouvriers. Et lorsque Jean-François Hache séjourna à Paris, il fût très certainement en contact avec le créateur du fameux bureau à cylindre du Roi. Lorsqu’il rentrera à Grenoble, celui que l’on considère comme le plus habile de la dynastie, fera évoluer le style de l’atelier de son père, d’abord vers un Louis XV plus fluide puis vers le nouveau goût Louis XVI.
Sur le bureau présenté ici, on retrouve l’utilisation très caractéristique de bois de ronce et loupe au naturel et teinté. Dans les décors de la marqueterie, on note les carrés entrelacés, aussi utilisés sur le très beau bureau à cylindre réalisé pour Jean-Jacques Vidaud de la Tour, premier président du parlement de Grenoble en 1771 ou encore le jeu d’ombres sur les cubes, repris sur de nombreux meubles de Jean-François Hache et également chez Oeben, signe de l’influence réciproque entre eux.