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Lot 114 Provenant d'une collection privée belge
Kees van Dongen fait ses débuts dans la vie artistique parisienne en 1904. En février, il présente tout d’abord, et pour la première fois, plusieurs œuvres au Salon des Indépendants, avec un succès mitigé. Puis il participe au Salon d’Automne, mais sa toile représentant un attelage de chevaux est jugée trop figée. Enfin, au mois de novembre, Vollard lui consacre une exposition, dont le catalogue est préfacé par Félix Fénéon. Le succès est alors au rendez-vous, et ses contrastes de couleurs vives font très forte impression sur un public venu nombreux dès les premiers jours. L’année suivante, si Van Dongen expose deux toiles au Salon d’Automne, elles ne sont pas accrochées dans la salle VII, baptisée par la critique salle des fauves: celle où Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck et quelques autres dévoilent leurs recherches récentes et fracassantes sur la couleur pure. Mais dès le mois de décembre, Van Dongen est convié à l’exposition de la librairie Prath & Maynier, et ainsi officiellement rattaché au groupe. Les liens qu’il tisse avec Vlaminck, Matisse et Derain se renforcent. Il se trouve bientôt au cœur de l’avant-garde artistique et devient même, d’après le critique Louis Vauxcelles, «un des fauves le plus terrifiant» (‘Exposition van Dongen’ in Gil Blas, Paris, 4 mars 1908).
Cet ensemble exceptionnel de quatre œuvres sur papier offre un rare témoignage du talent inégalé de Van Dongen pour représenter les multiples facettes du sujet féminin. Voluptueuses femmes de petite vertu (lot 117), flamboyantes femmes d’ailleurs (lots 114 et 115) ou élégantes au port altier (lot 116), elles partagent toutes «une telle mélancolique beauté que les initiés restent subjugués des heures durant devant elles» (‘Curious pictures impress Paris’ in The New York Times, New York, 5 avril 1908).
Kees van Dongen’s artistic career in Paris began in 1904. First of all, in February, he presented several works for the frst time at the Salon des Indépendants, with limited success. Then he exhibited at the Salon d’Automne, but his work, representing a horse’s harness, was judged too static. Finally, in November of that year, Vollard devoted an exhibition to him, whose catalogue was prefaced by Félix Fénéon. Success then dawned and his vivid and contrasting colours made a significant impression on the general public. In the following year, although Van Dongen exhibited two canvases at the Salon d’Automne, they were not hung in Room VII, known to the critics as the “Fauve Room”, where Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck and a few others unveiled their sensational recent experiments with pure colour. However, in December Van Dongen was invited to take part in the exhibition at the Prath & Maynier bookshop and thus became officially attached to the group. The links he forged with Vlaminck, Matisse and Derain grew stronger. He was soon at the heart of the artistic avant-garde and, according to the critic Louis Vauxcelles, even became “one of the most terrifying fauvists” (‘Exposition Van Dongen’ in Gil Blas, Paris, 4th March 1908). This exceptional group of four works on paper offers rare evidence of Van Dongen’s unparalleled talent for representing the multiple facets of the female subject. Voluptuous women of dubious virtue (lot 117), flamboyant women from elsewhere (lots 114 and 115) or elegant women of haughty bearing (lot 116), they all share “such a melancholy beauty that initiates stand captive before them for hours” (Curious pictures impress Paris, in The New York Times, New York, 5th April 1908).
Kees van Dongen fait ses débuts dans la vie artistique parisienne en 1904. En février, il présente tout d’abord, et pour la première fois, plusieurs œuvres au Salon des Indépendants, avec un succès mitigé. Puis il participe au Salon d’Automne, mais sa toile représentant un attelage de chevaux est jugée trop figée. Enfin, au mois de novembre, Vollard lui consacre une exposition, dont le catalogue est préfacé par Félix Fénéon. Le succès est alors au rendez-vous, et ses contrastes de couleurs vives font très forte impression sur un public venu nombreux dès les premiers jours. L’année suivante, si Van Dongen expose deux toiles au Salon d’Automne, elles ne sont pas accrochées dans la salle VII, baptisée par la critique salle des fauves: celle où Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck et quelques autres dévoilent leurs recherches récentes et fracassantes sur la couleur pure. Mais dès le mois de décembre, Van Dongen est convié à l’exposition de la librairie Prath & Maynier, et ainsi officiellement rattaché au groupe. Les liens qu’il tisse avec Vlaminck, Matisse et Derain se renforcent. Il se trouve bientôt au cœur de l’avant-garde artistique et devient même, d’après le critique Louis Vauxcelles, «un des fauves le plus terrifiant» (‘Exposition van Dongen’ in Gil Blas, Paris, 4 mars 1908).
Cet ensemble exceptionnel de quatre œuvres sur papier offre un rare témoignage du talent inégalé de Van Dongen pour représenter les multiples facettes du sujet féminin. Voluptueuses femmes de petite vertu (lot 117), flamboyantes femmes d’ailleurs (lots 114 et 115) ou élégantes au port altier (lot 116), elles partagent toutes «une telle mélancolique beauté que les initiés restent subjugués des heures durant devant elles» (‘Curious pictures impress Paris’ in The New York Times, New York, 5 avril 1908).
Kees van Dongen’s artistic career in Paris began in 1904. First of all, in February, he presented several works for the frst time at the Salon des Indépendants, with limited success. Then he exhibited at the Salon d’Automne, but his work, representing a horse’s harness, was judged too static. Finally, in November of that year, Vollard devoted an exhibition to him, whose catalogue was prefaced by Félix Fénéon. Success then dawned and his vivid and contrasting colours made a significant impression on the general public. In the following year, although Van Dongen exhibited two canvases at the Salon d’Automne, they were not hung in Room VII, known to the critics as the “Fauve Room”, where Henri Matisse, André Derain, Maurice de Vlaminck and a few others unveiled their sensational recent experiments with pure colour. However, in December Van Dongen was invited to take part in the exhibition at the Prath & Maynier bookshop and thus became officially attached to the group. The links he forged with Vlaminck, Matisse and Derain grew stronger. He was soon at the heart of the artistic avant-garde and, according to the critic Louis Vauxcelles, even became “one of the most terrifying fauvists” (‘Exposition Van Dongen’ in Gil Blas, Paris, 4th March 1908). This exceptional group of four works on paper offers rare evidence of Van Dongen’s unparalleled talent for representing the multiple facets of the female subject. Voluptuous women of dubious virtue (lot 117), flamboyant women from elsewhere (lots 114 and 115) or elegant women of haughty bearing (lot 116), they all share “such a melancholy beauty that initiates stand captive before them for hours” (Curious pictures impress Paris, in The New York Times, New York, 5th April 1908).
Kees van Dongen (1877-1968)
Visage de femme
Closed23 March 2017
Price Realised
EUR 218,500
More Information
Specialist note
Cette œuvre sera incluse au catalogue raisonné de l'œuvre de Kees van Dongen actuellement en préparation par Jacques Chalom des Cordes sous l'égide de l'Institut Wildenstein.