Lot 371
CARTONNIER DU DEBUT DE L'EPOQUE LOUIS XV
MILIEU DU XVIIIEME SIECLE
Closed29 September 2015
Estimate
EUR 60,000–100,000
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Specialist note
Ce cartonnier est un remarquable et passionnant témoignage de la production de meubles en laque de Coromandel durant l’époque Louis XV. Il se distingue par la finesse de ses bronzes et par leur caractère vif, proche de l’œuvre de François Rubestuck (reçu Maître en 1766). Sa production comprend de nombreux secrétaires et commodes en laque de Chine ou vernis européen. Cet aspect dentelé du bronze se retrouve dans une commode passée en vente chez Christie’s à Monaco, le 17 juin 2000, lot 137 et dans un secrétaire à l’Hôtel des ventes de Genève le 25 juin 2015, lot 718, estampillés de Rubestuck. Les chutes, sabots et encadrements sont extrêmement proches.
L’attrait pour les laques de Chine est à son apogée au milieu du XVIIIe siècle grâce à leur mise en valeur par les marchands-merciers, mais cette fascination pour la production artistique chinoise remonte à la fin du XVIIe siècle. C’est à cette époque que le laque de Coromandel commence à être apprécié en Europe. Bien qu’il porte le nom de la côte orientale de l’Inde, il est d’origine chinoise. Ses couleurs flamboyantes tels que les oranges, les bleus et les verts sont au goût de la cour et des amateurs éclairés. La production chinoise réalisée avec ce laque semble se limiter à des paravents et panneaux. Les feuilles des paravents étaient parfois utilisées pour décorer les pièces que l’on appelait alors « cabinet chinois ». Au XVIIIe siècle, on recense principalement des commodes et des encoignures avec cette technique ; la structure rare du présent meuble en fait très certainement le fruit de la commande particulière d’un amateur éclairé.
Parmi les meubles présentant des décors en laque de Coromandel comparables, citons la paire d’encoignures de Bernard II van Risenburg du Metropolitan Museum of Art, New York (Inv. 1983.185.1) et la commode de Jacques-Philippe Carel conservée au Louvre (Inv. OA 9488).
L’attrait pour les laques de Chine est à son apogée au milieu du XVIIIe siècle grâce à leur mise en valeur par les marchands-merciers, mais cette fascination pour la production artistique chinoise remonte à la fin du XVIIe siècle. C’est à cette époque que le laque de Coromandel commence à être apprécié en Europe. Bien qu’il porte le nom de la côte orientale de l’Inde, il est d’origine chinoise. Ses couleurs flamboyantes tels que les oranges, les bleus et les verts sont au goût de la cour et des amateurs éclairés. La production chinoise réalisée avec ce laque semble se limiter à des paravents et panneaux. Les feuilles des paravents étaient parfois utilisées pour décorer les pièces que l’on appelait alors « cabinet chinois ». Au XVIIIe siècle, on recense principalement des commodes et des encoignures avec cette technique ; la structure rare du présent meuble en fait très certainement le fruit de la commande particulière d’un amateur éclairé.
Parmi les meubles présentant des décors en laque de Coromandel comparables, citons la paire d’encoignures de Bernard II van Risenburg du Metropolitan Museum of Art, New York (Inv. 1983.185.1) et la commode de Jacques-Philippe Carel conservée au Louvre (Inv. OA 9488).