Christie’s roundel
Lot 339

FRANCIS BARLOW (LINCOLNSHIRE 1626-1704 LONDRES)

Casoar; et Autruche

Closed29 September 2015

Estimate

EUR 80,000–120,000

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FRANCIS BARLOW (LINCOLNSHIRE 1626-1704 LONDRES)
Casoar; et Autruche
Huile sur toile
188,6 x 132,7 cm. (74 ¼ x 52 ¼ in.), une paire(2)
(2)

Sans doute Thomas Thynne, 1er vicomte de Weymouth ; Thomas Thynne, 2nd vicomte de Weymouth (1710-1751), attestés par un inventaire du 26 février 1718 sous la référence ‘in the Great Dining Room, 1 Picture of A Cashaward 1 Oestridge’ (documents de la famille Thynne, LXXVII, f:137r) ; John Alexander Thynne, 4ème marquis de Bath (1831-1896), enregistrés dans les plans suspendus de 1879 et 1885, dans le Haut Corridor Ouest (comme Wotton); et par descendance.
Vente Christie's, Londres, 14 juin 2002, lot 626.
Vente Christie's, New York, 30 mai 2003, lot 48.

Specialist note

Sans doute le plus important peintre animalier du XVIIème siècle en Angleterre, Francis Barlow fut probablement l'apprenti du portraitiste londonien William Sheppard (actif vers 1641-60); il devint en 1650 Membre de la Compagnie des Peintres et Vitriers. Deux ans plus tard il disposait de son propre atelier à Drury Lane et sa réputation de peintre animalier n'était plus à faire lorsqu'il reçut en 1656 le chroniqueur John Evelyn : ce dernier le décrit comme " Le fameux peintre de bêtes sauvages et d'oiseaux". Dessinateur accompli, Barlow faisait des études d'après nature qui révèlent son sens aigu de l'observation et de l'anatomie des animaux.
Barlow s'intéressait à tout type de vie sauvage mais plus particulièrement aux oiseaux. Il eut l'occasion d'en découvrir d'aussi exotiques que l'Autruche - provenant d'Afrique - et le casoar - natif d'Australie et de Nouvelle-Guinée - dans des serres londoniennes. Un casoar fut montré à la foire de Saint Bartholomew, à la fin du siècle, mais le lieu d'étude le plus probable fut la volière de Saint James's Park, où Charles II laissait évoluer librement plusieurs autruches qui lui avaient été offertes en 1681 par l'Ambassadeur du Maroc. Elles côtoyaient des casoars qui avaient, quant à eux, été présentés au Roi par les directeurs de la Compagnie des Indes Orientales au mileu du siècle. Barlow fut tellement fasciné par ces volatiles extraordinaires qu'il en exécuta de nombreux dessins. Notre Casoar est proche d'un de ceux représentés dans un jardin, sur un dessin qui fut gravé en sens inverse par Jan Griffier (British Museum). Sur ce dessin, le casoar est aussi vu de profil vers la gauche, avec un singe perché sur un monument en pierre derrière lui (voir E. Croft Murray et P. Hulton, The British Museum, Catalogue of British Drawings, XVI & XVII Centuries, Londres, 1960, I, pp. 133-4, no. 133 et II, pl. 60).

Il existe une version un peu plus grande de ces deux tableaux dans une collection privée anglaise. Les nôtres sont documentés au Château de Longleat dès 1718. Suspendus alors dans la grande salle à manger, ils furent ensuite déplacés puis transférés dans les années 1970 dans la "Galerie des Ménestrels".