Lot 194
JACQUES-LOUIS DAVID (PARIS 1748-1825 BRUXELLES)
Portrait de Marie Elisabeth Brocard de Montcavrel, née Gamard de Courcelles; et Portrait de Marie-Madeleine Gamard de Courcelles (1742-1823)
Closed29 September 2015
Estimate
EUR 120,000–180,000
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Specialist note
Les premières années de la carrière de Jacques-Louis David, avant son voyage en Italie (1775-1780) et le succès de son premier tableau "davidien", le Bélisaire de 1781 (Lille, Musée des Beaux-Arts) restent méconnues, l'artiste ayant lui-même fait peu cas de ses oeuvres les plus précoces. Ainsi, cette paire de portraits charmants, restés dans la famille des modèles jusqu'à la vente de 2009, contistue une redécouverte permettant de mieux apprécier les qualités de celui qui fut sans doute le plus grand portraitiste de la fin du siècle en France. Les tableaux possèdent déjà l'acuité psychologique et le caractère direct des plus grands portraits du peintre mais appartiennt encore, par leur délicatesse et leur élégance, à l'Ancien régime.
Les deux soeurs Gamard de Courcelles, représentées ici, sont des cousines éloignées du peintre : la grand-tante de David, Geneviève Desjardins, avait eu comme belle-fille Elisabeth-Mithilde Brocard, la belle-soeur de Marie-Elisabeth Gamard. Celui-ci, avant son séjour ultramontain, avait portraituré plusieurs de ses proches : les Sedaine, amis et protecteurs (tableaux aujourd'hui non localisés) ainsi que son oncle François Buron, son épouse et sa fille. Les effigies de ces derniers, non exemptes de maladresses, montrent un goût pour les empâtements et une grande franchise dans l'expression des modèles qui contraste avec la surenchère de dentelles et noeuds des personnages féminins, dont le traitement est comparable à celui de nos deux tableaux.
Les deux soeurs Gamard de Courcelles, représentées ici, sont des cousines éloignées du peintre : la grand-tante de David, Geneviève Desjardins, avait eu comme belle-fille Elisabeth-Mithilde Brocard, la belle-soeur de Marie-Elisabeth Gamard. Celui-ci, avant son séjour ultramontain, avait portraituré plusieurs de ses proches : les Sedaine, amis et protecteurs (tableaux aujourd'hui non localisés) ainsi que son oncle François Buron, son épouse et sa fille. Les effigies de ces derniers, non exemptes de maladresses, montrent un goût pour les empâtements et une grande franchise dans l'expression des modèles qui contraste avec la surenchère de dentelles et noeuds des personnages féminins, dont le traitement est comparable à celui de nos deux tableaux.