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Lot 79 Les décors d'"émaux en relief" à Sèvres au XVIIIème siècle
Ce procédé utilisé sur une courte période, de 1780 à 1785, requiert l'emploi de feuilles d'or en relief formées à l'aide d'une matrice en fer; cette dernière est gravée par Jean-Pascal Le Guay d'après des dessins du chef de l'atelier des peintres Jean-Baptiste Genest. Une fois gravées et ayant reçu des émaux colorés opaque ou transparent, les feuilles d'or sont collées sur la porcelaine à l'aide d'un liant de couleur bleue, ce travail étant effectué par Philippe Parpette et Joseph Coteau. La porcelaine subit alors une dernière cuisson afin de tout fixer (voir par Adrian Sassoon, Vincennes and Sèvres porcelain, catalogue of the collections, the J.Paul Getty Museum, Malibu, 1991, pp. 119-125).
Deux peintres à la Manufacture de Sèvres réclament la paternité de ce type de décors: Philippe Parpette (actif à Sèvres en 1755-1757 et 1773-1806) et Joseph Coteau (1740-1812). Le premier, peintre de fleurs était auparavant émailleur et le second, émailleur de cadrans d'horloges, est employé par la Manufacture entre 1780 et 1782. Les autres intervenants sont Antoine Capelle pour les fonds de couleur, Pierre-André Le Guay pour les travaux d'"enfans et sujets miniatures" ainsi que Etienne-Henri Le Guay et Louis-Antoine Le Grand pour la dorure.
Nous pouvons rapprocher le lot 79 de l'exemple illustré par Adrian Sassoon, Op. Cit., Malibu, 1991, p. 119, n.24; ils portent un fond de couleur similaire appelé merde d'oie, nouvelle couleur à cette époque. D'autres couleurs étaient qualifiées de "fond nouveau" ou de "fond boue de Paris". Nous pouvons également rapprocher ce gobelet conservé dans les collections du Getty de nos lots 79 & 80, qui présentent respectivement chacun une des deux matrices émaillées étant l'élément central de chacune de ces deux lots.
Les références à ces travaux dans les archives de la manufacture sont imprécises; en effet souvent c'est le nom de la personne qui a effectué le travail d'émaux en relief qui est mentionnée au détriment de celui qui a effectué la peinture.
Certains gobelets présentés dans cette section sont décorés de dauphins; ce motif a été particulièrement utilisé en 1781 à l'occasion de la naissance du Dauphin, Louis-Joseph de France, fils ainé de Louis XVI et Marie-Antoinette (ie: lots 79, 80 et 81). Même si certaines de ces pièces produites entre 1781 et 1783 devaient être destinées à la famille royale (Louis XVI, Mme Adélaïde, Mme Elizabeth, Le Dauphin, Mme Victoire, Comtesse de Provence) la plupart étaient des pièces commémoratives vendues aux courtisans (comte de Creutz, duc de Polignac, M de Vezelai, princesse de Lamballe, comte d'Adhémar).
Ce procédé utilisé sur une courte période, de 1780 à 1785, requiert l'emploi de feuilles d'or en relief formées à l'aide d'une matrice en fer; cette dernière est gravée par Jean-Pascal Le Guay d'après des dessins du chef de l'atelier des peintres Jean-Baptiste Genest. Une fois gravées et ayant reçu des émaux colorés opaque ou transparent, les feuilles d'or sont collées sur la porcelaine à l'aide d'un liant de couleur bleue, ce travail étant effectué par Philippe Parpette et Joseph Coteau. La porcelaine subit alors une dernière cuisson afin de tout fixer (voir par Adrian Sassoon, Vincennes and Sèvres porcelain, catalogue of the collections, the J.Paul Getty Museum, Malibu, 1991, pp. 119-125).
Deux peintres à la Manufacture de Sèvres réclament la paternité de ce type de décors: Philippe Parpette (actif à Sèvres en 1755-1757 et 1773-1806) et Joseph Coteau (1740-1812). Le premier, peintre de fleurs était auparavant émailleur et le second, émailleur de cadrans d'horloges, est employé par la Manufacture entre 1780 et 1782. Les autres intervenants sont Antoine Capelle pour les fonds de couleur, Pierre-André Le Guay pour les travaux d'"enfans et sujets miniatures" ainsi que Etienne-Henri Le Guay et Louis-Antoine Le Grand pour la dorure.
Nous pouvons rapprocher le lot 79 de l'exemple illustré par Adrian Sassoon, Op. Cit., Malibu, 1991, p. 119, n.24; ils portent un fond de couleur similaire appelé merde d'oie, nouvelle couleur à cette époque. D'autres couleurs étaient qualifiées de "fond nouveau" ou de "fond boue de Paris". Nous pouvons également rapprocher ce gobelet conservé dans les collections du Getty de nos lots 79 & 80, qui présentent respectivement chacun une des deux matrices émaillées étant l'élément central de chacune de ces deux lots.
Les références à ces travaux dans les archives de la manufacture sont imprécises; en effet souvent c'est le nom de la personne qui a effectué le travail d'émaux en relief qui est mentionnée au détriment de celui qui a effectué la peinture.
Certains gobelets présentés dans cette section sont décorés de dauphins; ce motif a été particulièrement utilisé en 1781 à l'occasion de la naissance du Dauphin, Louis-Joseph de France, fils ainé de Louis XVI et Marie-Antoinette (ie: lots 79, 80 et 81). Même si certaines de ces pièces produites entre 1781 et 1783 devaient être destinées à la famille royale (Louis XVI, Mme Adélaïde, Mme Elizabeth, Le Dauphin, Mme Victoire, Comtesse de Provence) la plupart étaient des pièces commémoratives vendues aux courtisans (comte de Creutz, duc de Polignac, M de Vezelai, princesse de Lamballe, comte d'Adhémar).
GOBELET 'LITRON' ET SA SOUS-TASSE (1ERE GRANDEUR) EN PORCELAINE DE SEVRES DU XVIIIEME SIECLE
CIRCA 1781, MARQUES EN BLEU AUX DEUX L ENTRELACES, LETTRES-DATE DD, MARQUES DE PEINTRE POUR ANTOINE CAPELLE, MARQUES DE DOREUR POUR HENRY-FRANCOIS VINCENT
Closed5 November 2014
Price Realised
EUR 16,250
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Specialist note
Pour une tasse et sa sous-tasse d'un modèle similaire voir par Adrian Sassoon, Vincennes and Sèvres porcelain of the collections, the J.Paul Getty Museum, Malibu, 1991, p.119, n.24.