GERMAINE RICHIER (1904-1959)
Lot 65

GERMAINE RICHIER (1904-1959)

La mante, grande

Closed9 December 2011

Price Realised

EUR 175,000

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GERMAINE RICHIER (1904-1959)
La mante, grande
signé et porte le cachet du fondeur 'G. Richier VALSUANI CIRE PERDUE' (au dos)
bronze
125 x 38 x 55 cm. (49¼ x 15 x 21 5/8 in.)

Walker Art Center, Minneapolis
Acquis auprès de ce musée par la famille du propriétaire actuel en 1958

Specialist note

"Profondément son oeuvre dépend de l'intimité que, depuis son enfance provençale, elle entretient avec les plantes et les insectes, de la fascination que, toujours, exerceront sur elle les manifestations des puissances naturelles. Sa manière d'exprimer en sculpture cette animalité, la pulsion des forces sauvages, le pouvoir de régénération qu'elle leur accorde, seront regardés après la guerre comme indissociables des questions qui pèsent alors sur l'homme, le font s'interroger sur sa situation dans l'univers, sur ce qui, après le cataclysme, le constitue encore dans son humanité." (J. Beauffet in Saint-Etienne, Musée d'art moderne de Saint-Etienne, L'écriture griffée, 1990-1991, p. 37).
"Toutes mes sculptures, même les plus imaginées, partent de quelque chose de vrai, d'une vérité organique [...] J'invente plus facilement en regardant la nature, sa présence me rend indépendante." (Germaine Richier citée in J.L. Prat, Germaine Richier, Rétrospective, Paris, 1996, p. 68). L'univers fantastique de Germaine Richier prend toujours racine dans la contemplation de la nature. Pour l'élaboration de La Mante, Richier avait demandé à son frère de lui envoyer des mantes du village de son enfance.
Agrandissement de La Mante, moyenne de 1946, la figure décharnée de La Mante, grande est emblématique des formes hybrides créées par Richier à partir des années 40. Mêlant le corps d'une femme à celui de l'insecte, Germaine Richier crée un être monstrueux qui sera repris en symbole par les féministes de l'époque et devra faire face à de vives critiques.