Jan et Joël Martel (1896-1966)
Lot 7 Au début des années 20 les frères Jan et Joël Martel font partie intégrante de l'avant-garde parisienne. Ils comptent, parmi les nombreux créateurs et amis pour lesquels ils exécutent des sculptures, Pierre Chareau et Robert Mallet- Stevens. Inspirés par l'emploi de matériaux modernes, souvent des matériaux synthétiques, ils créent notamment pour Mallet-Stevens une série d'impressionnants arbres en béton coulé, pour l'Exposition Internationale de 1925. Début d'une relation qui trouve son apogée deux ans plus tard lorsque Mallet-Stevens leur dessine une maison-atelier, exprimant la prédilection des deux frères pour les formes cubistes. OEuvrant entre avant-garde et tradition, développant souvent des thématiques liées à la danse et à la musique, ils travaillent notamment le Lakarmé, le plexiglas, le miroir et le zinc - Le Joueur de Scie musicale, planisculpture cubiste, lot 54 de notre vente - ou encore la fonte d'aluminium, matériau qui fait parfaitement écho à la puissance de leur 'Locomotive en marche', lot 7 de notre vente.

Membres de l'UAM depuis sa fondation, ils travailleront avec plusieurs de ses membres tout au long des années 30, réalisant notamment une série de bas-reliefs pour l'Exposition Internationale de 1937. Collaborateurs de toute une vie, Jan et Joël Martel s'éteignent à quelques mois d'intervalle.


By the early 1920s the twin brothers Jan and Joël Martel were fully integrated within the avant-garde of Parisian society, and able to include Pierre Chareau and Robert Mallet-Stevens among the many friends and colleagues for whom they executed sculptural works. Inspired in the use of modern, often synthetic materials, the brothers were commissioned by Mallet-Stevens to create a series of dramatic five metre high cast-concrete trees for the 1925 Exposition Internationale, inaugurating a relationship that was embedded two years later when the architect reciprocated by designing for them a house-workshop, the geometric interior of which mirrored the Cubist forms favoured by the brothers. Operating between the avant-garde and tradition, and with frequent reference to music and dance, the materials selected by the brothers included lakarmé, plexiglass, mirrors, and zinc - for the fragmented, Cubist sculpture, 'The Accordeonist' - or cast and polished aluminium, used to such energetic effect for their 'Express Train'.

Members of the UAM since its foundation, the brothers continued to collaborate with other participants throughout the 1930s, on projects that included a series of sculptural reliefs for the 1937 Exposition Internationale. Life-long collaborators, the brothers died within months of each other in 1966.

Jan et Joël Martel (1896-1966)

'LOCOMOTIVE EN MARCHE', 1931

Closed31 March 2011

Price Realised

EUR 241,000

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How to sell

Jan et Joël Martel (1896-1966)
'Locomotive en marche', 1931
En aluminium, reposant sur une base rectangulaire présentant un côté légèrement en biais en bois laqué brun nuagé rouge
Hauteur totale : 30,5 cm. (12 in.) ; Hauteur hors base : 19,5 cm (7 in.) ; Longueur : 83,5 cm. (32 7/8 in.) ; Largeur : 14,5 cm (5 in.)
Signée 'J.J. MARTEL' en bas à droite de la locomotive et portant une étiquette numérotée '59' au revers de la base

Atelier Martel, Paris ;
Collection Félix Marcillhac, Paris ;
Collection Stewart Johnson, New York ;
Vente Sotheby's, New York, Important 20th Century Design, 14 juin 2008, lot 45.

Specialist note

À l'occasion de l'Exposition Coloniale de 1931, les Chemins de Fer français, commandent aux frères Martel une série de sculptures modernistes en aluminium, notamment La Locomotive en marche, dont on ne connait qu'un seul exemplaire. Destinées à différencier les compagnies ferroviaires, ces oeuvres expriment la puissance de la machine. Les frères Martel ne seront pas les seuls à s'intéresser à ce symbole de la modernité et des voyages. La photographie moderne de l'entre-deux- guerres s'en emparera également. Eli Lotar et René Zuber - acteurs de la Nouvelle Vision en France - s'attacheront à retranscrire les avancées du monde moderne tout en soulignant les limites. Le graphiste Adolphe Mouron, dit Cassandre, traitera lui aussi le sujet, réalisant des affiches pour les Chemins de Fer français.