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Lot 177 Déjanire est la femme d'Hercule. Le centaure Nessus l'aide un jour à traverser un fleuve mais alors qu'il tente de l'enlever, Hercule le blesse mortellement d'une flèche empoisonnée du sang de l'Hydre de Lerne. Le centaure, perfide, persuade Déjanire de recueillir son sang et de s'en servir comme philtre d'amour si Hercule venait à la trahir. Un jour, convaincue de l'infidélité de son époux, elle imprègne une tunique de quelques gouttes du sang du centaure et la fait porter à son époux qui, à son tour empoisonné, devient fou de douleur et se jette dans les flammes.
Deianeira, wife of Hercules, was kidnapped by the centaur Nessus as he helped her cross a river. However, as Hercules wounded him mortally with a poisoned arrow, Nessus convinced Deianeira to take some of his magical blood, which would help her to retain her husband's love. Later Deianeira suspecting Hercules's unfaithfulness, dipped his clothes in the blood. As he dressed himself, he suffered unbearable pain which caused him to leap into a fire.
Deianeira, wife of Hercules, was kidnapped by the centaur Nessus as he helped her cross a river. However, as Hercules wounded him mortally with a poisoned arrow, Nessus convinced Deianeira to take some of his magical blood, which would help her to retain her husband's love. Later Deianeira suspecting Hercules's unfaithfulness, dipped his clothes in the blood. As he dressed himself, he suffered unbearable pain which caused him to leap into a fire.
NESSUS ET DEJANIRE EN ARGENT ET VERMEIL
ATTRIBUE A ANDREAS I WICKERT, AUGSBOURG, VERS 1630-1635, APPAREMMENT SANS POINCON
Closed25 February 2009
Price Realised
EUR 361,000
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Specialist note
Notre groupe est quasiment identique à celui exposé au Louvre. Les deux groupes ne portent pas de poinçon, ceux-ci devant se trouver sur les bases, manquantes aujourd'hui. Cependant, nous pouvons attribuer ces oeuvres à Andreas I Wickert de par leur ressemblance incontestable avec le groupe représentant également Nessus et Déjanire, mais cette fois sur base, actuellement conservé au palais des Armures à Moscou (H. Seling Die Kunst der Augsburger Goldschmiede 1529-1868, Munich, 1980, vol. 2, illustr. 484).
Andreas I Wickert, maître de 1629 à 1661, était un orfèvre de renom dont la production dénote un talent évident pour la plastique et la sculpture.
Jean de Bologne est l'une des principales figures du courant Maniériste très en vogue dans les années 1520 qui voulut rompre avec les canons traditionnels de la Renaissance. A cette fin, les artistes mirent en place des procédés plastiques innovants et choisirent de nouveaux thèmes, dont l'enlèvement de Déjanire, se prêtant mieux à ce nouveau style. Ce sujet permettra à Jean de Bologne de mettre en pratique ses talents de sculpteur maniériste en proposant une oeuvre en torsion où les corps tendus créent une impression de déséquilibre. L'oeuvre n'est donc plus à regarder uniquement de front mais en rotation pour en apprécier tous les aspects.
L'enlèvement de Déjanire est l'une des oeuvres les plus reconnues de Jean de Bologne et sera reproduite à plusieurs reprises non seulement dans les ateliers du sculpteur mais aussi dans celui des ses contemporains dont son pricipal assistant Antonio Susini. Deux exemplaires apparaissent à cette époque dans les collections allemandes, chez l'électeur de Saxe en 1587 et chez l'Empereur Rodolphe II à Prague, qui fourniront une source d'inspiration aux artistes allemands.
Andreas I Wickert, maître de 1629 à 1661, était un orfèvre de renom dont la production dénote un talent évident pour la plastique et la sculpture.
Jean de Bologne est l'une des principales figures du courant Maniériste très en vogue dans les années 1520 qui voulut rompre avec les canons traditionnels de la Renaissance. A cette fin, les artistes mirent en place des procédés plastiques innovants et choisirent de nouveaux thèmes, dont l'enlèvement de Déjanire, se prêtant mieux à ce nouveau style. Ce sujet permettra à Jean de Bologne de mettre en pratique ses talents de sculpteur maniériste en proposant une oeuvre en torsion où les corps tendus créent une impression de déséquilibre. L'oeuvre n'est donc plus à regarder uniquement de front mais en rotation pour en apprécier tous les aspects.
L'enlèvement de Déjanire est l'une des oeuvres les plus reconnues de Jean de Bologne et sera reproduite à plusieurs reprises non seulement dans les ateliers du sculpteur mais aussi dans celui des ses contemporains dont son pricipal assistant Antonio Susini. Deux exemplaires apparaissent à cette époque dans les collections allemandes, chez l'électeur de Saxe en 1587 et chez l'Empereur Rodolphe II à Prague, qui fourniront une source d'inspiration aux artistes allemands.