Lot Essay
Aucune autre fonte de cet impressionnant modèle n’est connue. Ce Mars est attribué à l’artiste français Hubert Le Sueur (vers 1580- vers 1660), sculpteur ordinaire du roi en 1608 puis actif en Angleterre dès 1625. Il semble que Le Sueur ait puisé son inspiration dans les œuvres antiques et plus particulièrement dans l’Antinoüs du Belvédère dont il a réalisé un moulage à son retour d’Italie en 1631 (château de Windsor, collection Royale, inv. RCIN71438). Il adopte pour ce Mars la posture languissante et le hanchement supporté par un élément végétal du modèle antique tout en transformant le drapé délicatement porté en un voile de pudeur. Le dieu de la guerre y est coiffé d’un casque d’apparat à la visière ornée d’un mufle de félin et aux larges volutes poursuivant la crète. Appelé bourguignotte de parade, ce type de casque est caractéristique des premières années du XVIIe siècle, la visière et la crète ornementées se développant progressivement depuis les années 1550. La grande attention portée au casque et au travail de ses ornements prouvent une connaissance approfondie des uniformes militaires en usage, sûrement à relier avec la profession de son père, maître armurier. Pour les casques de la sculpture équestre de Henri IV (Victoria and Albert Museum, Londres, inv. A.46-1951) et du buste de Charles Ier (Stourhead, Wiltshire, The National Trust), Hubert Le Sueur fait preuve de la même habileté et de la même précision, et emploie également des motifs ornementaux similaires.
Merci de noter que les pages comprenant la notice de ce lot dans le catalogue d'exposition de la collection Quentin à la Frick Collection de New York en 2004 sont disponibles sur demande.
Merci de noter que les pages comprenant la notice de ce lot dans le catalogue d'exposition de la collection Quentin à la Frick Collection de New York en 2004 sont disponibles sur demande.
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