拍品专文
Alors que ce bronze - dont certains exemples s’intitulent Jason, Apollon ou simplement Un guerrier - a longtemps fait partie d’une série de statuettes attribuées à Ferdinando Tacca (1619-1686), il a récemment été suggéré que le modèle, ou du moins certaines fontes, puisse être français, sans pour autant exclure la possibilité d’une origine italienne.
Le sujet représenté ici fige le moment juste avant qu’Apollon ne tue Python, le serpent ou dragon qui préside, dans la mythologie grecque, l’oracle de Delphes. Le jeune dieu du groupe, qui s’inspire certainement d’une estampe illustrant les Métamorphoses d’Ovide du graveur florentin Antonio Tempesta (1555-1630, MET, inv. 51.501.3860), est montré dans une pose dynamique, seulement vêtu d’un manteau flottant, et pointant son arc vers la bête ici absente de la composition.
Notre exemplaire enrichit le corpus de cinq bronzes connus jusqu’ici : trois d’entre eux, le nôtre y compris, n’incluent pas Python (Ermitage, Saint-Pétersbourg, inv. N.SK.221 ; collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé puis Christie’s, Paris, 23-25 février 2009, lot 586) contrairement aux trois autres exemplaires où l’archer pointe sa flèche en direction du dragon (un provenant de l’ancienne collection Julius Goldschmidt, un autre de la collection Peter Marino, et un dernier vendu à l’occasion de la vente Sotheby’s, Londres, 3 juillet 2018, lot 79).
On ne dispose que de peu de documents sur les bronzes de Ferdinando Tacca et c’est Antony Radcliffe qui est à l’origine de l’attribution de ce modèle à Tacca. Dans son article « Ferdinando Tacca, The Missing Link in Florentine Baroque Bronzes » publié en 1976, Radcliffe associe pour la première fois l’Apollon à la production de Tacca en le rapprochant notamment de la figure masculine du groupe sculpté Roger et Angélique (musée du Louvre, inv. OA 7811) attribué au sculpteur. Si d’une manière générale les figures aux formes allongées et élancées témoignent d’un héritage prononcé du maniérisme florentin, Jeremy Warren propose, en 2010, de reconsidérer cette attribution. Ce dernier préfère une origine française au modèle, en particulier en raison de son association avec une figure de Diane attribuée au sculpteur français Guillaume Berthelot (v. 1583-1648). En 2013, cette dernière proposition est remise en question par Regina Seeling-Teuwen qui appuie la possibilité d’une origine italienne du sujet. Quoiqu’il en soit, ce modèle représente un ajout important à l’étude des bronzes du XVIIe siècle entre l’Italie et la France.
Le sujet représenté ici fige le moment juste avant qu’Apollon ne tue Python, le serpent ou dragon qui préside, dans la mythologie grecque, l’oracle de Delphes. Le jeune dieu du groupe, qui s’inspire certainement d’une estampe illustrant les Métamorphoses d’Ovide du graveur florentin Antonio Tempesta (1555-1630, MET, inv. 51.501.3860), est montré dans une pose dynamique, seulement vêtu d’un manteau flottant, et pointant son arc vers la bête ici absente de la composition.
Notre exemplaire enrichit le corpus de cinq bronzes connus jusqu’ici : trois d’entre eux, le nôtre y compris, n’incluent pas Python (Ermitage, Saint-Pétersbourg, inv. N.SK.221 ; collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé puis Christie’s, Paris, 23-25 février 2009, lot 586) contrairement aux trois autres exemplaires où l’archer pointe sa flèche en direction du dragon (un provenant de l’ancienne collection Julius Goldschmidt, un autre de la collection Peter Marino, et un dernier vendu à l’occasion de la vente Sotheby’s, Londres, 3 juillet 2018, lot 79).
On ne dispose que de peu de documents sur les bronzes de Ferdinando Tacca et c’est Antony Radcliffe qui est à l’origine de l’attribution de ce modèle à Tacca. Dans son article « Ferdinando Tacca, The Missing Link in Florentine Baroque Bronzes » publié en 1976, Radcliffe associe pour la première fois l’Apollon à la production de Tacca en le rapprochant notamment de la figure masculine du groupe sculpté Roger et Angélique (musée du Louvre, inv. OA 7811) attribué au sculpteur. Si d’une manière générale les figures aux formes allongées et élancées témoignent d’un héritage prononcé du maniérisme florentin, Jeremy Warren propose, en 2010, de reconsidérer cette attribution. Ce dernier préfère une origine française au modèle, en particulier en raison de son association avec une figure de Diane attribuée au sculpteur français Guillaume Berthelot (v. 1583-1648). En 2013, cette dernière proposition est remise en question par Regina Seeling-Teuwen qui appuie la possibilité d’une origine italienne du sujet. Quoiqu’il en soit, ce modèle représente un ajout important à l’étude des bronzes du XVIIe siècle entre l’Italie et la France.
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